26/12/2017

LE CLOWN

LE CLOWN

Chose amusante la semaine dernière. Notre distingué 1er Ministre cause à la Chambre et enguirlande copieusement son Secrétaire d’État au Refus à l’Immigration, le distingué Theo Francken {surnommé Frankenstein dans les milieux de migrants}, quand ledit Francken(stein) tire une tronche pas possible, se lève et quitte la séance, comme un enfant en pleine crise de bouderie pré-pubertaire. Sale gosse au fond puisqu’on venait d’affirmer haut et fort qu’il avait menti au monde et à son 1er Ministre. Bon tout homme, même un 1er Ministre inféodé à la N-VA qui aurait des c… là où elles doivent être, aurait sur-le-champ exigé la démission d’un sous-fifre qui lui manque de respect à ce point. Mais notre homme Charles Michel est fait d’un tout autre alliage humain. Il encaisse sans broncher; plus, il tend l’autre joue, IL EN REDEMANDE LE GUS ! Deux jours plus tard, en commission réunie en urgence pour entendre le Secrétaire d’État au Refus à l’Immigration, le distingué Theo Francken, rebelote, on le surprend à nouveau en plein délit de mensonge à l’égard de son 1er Ministre. Il tire une tronche pas possible, le ci-devant Francken(stein). S’il ne boude visiblement pas, s’il n’a pas le nez qui s’allonge, le fait qu’il garde désespérément les yeux lorgnant son pupitre de mauvais élève et les aveux spontanés et pétris de vrai remords de crocodile que lui ont écrits les pontes de la N-VA, démontrent à suffisance qu’il a le mensonge chevillé à ce qui doit lui servir d’âme mais qui ne doit pas valoir tripette.

Durant ce temps-là, le Vaillant et Preux Chevalier, le Sieur Charles Michel, scion d’une dynastie qui remonte au refus d’encore fréquenter l’Autriche, ses sports d’hiver et son yodel – back in 2000, quand le FPÖ à l’odeur de soufre de Jörg Haider était au pouvoir –, se frotte la peau d’éléphant de sa trompe magique de renvoi aux oubliettes alzheimériennes de tout ce qui nuit à son siège de 1er Ministre de Belgique, une faculté dont il a été doté dès le moment où il a conclu un pacte avec le Diable {Vade Satanas!} d’Anvers, à savoir Bartje de Wevertje, le beau lutin échappé du zoo. Car, à l’époque, souvenons-nous, assuré d’avoir 7 (SEPT!) postes de Ministres et Secrétaires au gouvernement fédéral PLUS celui de 1er Ministre {tu as vu Papa, j’ai fait mieux que toi, youpi, je suis le plus FORT!}, notre Vaillant et Preux Chevalier avait accepté de former une coalition avec un parti peu recommandable, séparatiste d’une part certes, mais surtout auréolé de fragrances collaboratrices de fort mauvais aloi chez les grands-parents voire parents {cf. Geert Bourgeois} des principaux membres en vue de ce mouvement ayant phagocyté une bonne partie de la mouvance nationaliste la plus rabique, la plus véhémente, la plus dangereuse, de l’ancienne Volksunie et de l’actuel Vlaams Belang. Parce que, ce que notre Vaillant et Preux Chevalier brabançon, maire d’un petit bled provincial et bourgeois, eût dû savoir qu’il y avait tapi à la N-VA au fond de leurs âmes machiavéliques une haine raciste contre les étrangers à commencer par les francophones et les Wallons du pays, de tout ce qui était sosse {socialiste} et par extension presque logique, à tout ce qui n’avait pas un caractère flamand, catholique, bienpensant, bourgeois et porteur du slogan AVV-VVK {Alles voor Vlaanderen/Vlaanderen voor Kristus}, à commencer par ces descendants de sarrasins de jadis sur le point d’envahir notre Europe, un retour des choses après le stop à Poitiers en 732 de notre ère.

Si la N-VA se targue souvent de ne pas être raciste, c’est là ce qu’on pourrait interpréter comme des fake news; il suffit de comparer la réalité du comportement et des déclarations, des actes, publics, des élus N-VA et des figures de proue de ce bateau qui vogue sur une vague de popularité auprès des couches les plus réactionnaires, antimusulmanes, antidémocratiques de Flandre, à ce principe sacré de non-racisme. Récemment, le journal flamand De Standaard a cité un membre en vue d’une association de défense des intérêts moraux et politiques des pauvres, qui a dit de la Ministre Homans qu’elle «ne luttait pas contre la pauvreté mais contre les pauvres.» N-VA de signature tout comme Demir, une Kurde d’origine inféodée à la N-VA au point d’en épouser les thèses racistes, qui passe plus de temps à critiquer le Centre pour l’Égalité des Chances qu’à donner des chances à ceux qui en ont besoin. On connaît le crédo de Francken(stein), foutre le plus d’étrangers musulmans possibles hors du pays et cadenasser nos frontières afin d’empêcher toute cette racaille musulmane d’y entrer. L’Europe avec lui, ce n’est plus Schengen ni la Déclaration universelle des droits de l’homme mais un fort Chabrol.

Virer Francken est impensable pour la N-VA car il est populaire. Sa démagogie, ses mesures énergiques qui font fi des acquis de l’humanisme et des traditions européennes d’accueil des étrangers, passent bien, même en Wallonie où certains crétins l’admirent. Sa position bien en vue, son look d’une élégance qu’il prend assurément pour du raffinement mais qui n’est que look de quelqu’un qui ne connaît même pas la définition de l’élégance et ne saurait reconnaître une personne élégante ou l’élégance de propos, lui apportent des suffrages, des enthousiasmes. Car, il en a, il dit ce qu’il pense, lui.

Pas comme le clown Charles Michel qui se tait car il sait que sa place dans l’histoire de la Belgique ne tient qu’à un fil qui pend par la fenêtre du burgemeester d’Anvers. S’il faisait, Charles Michel, ce qu’on attendrait de tout homme pour qui les concepts d’honneur et de dignité humaine, d’humanisme, ne seraient pas des vains mots, chasser Francken du gouvernement, la honte entre les jambes, ce serait lui qui recevrait son C4 et provoquerait une crise gouvernementale qui, compte tenu de la vacuité actuelle du PS en Wallonie, pourrait précipiter le pays dans le séparatisme. Mais, si Charles Michel se bouche la bouche, les yeux et les oreilles, ce n’est pas pour sauver le pays du chaos, c’est pour protéger son siège au 16 rue de la Loi, le but ultime de sa destinée de clown.

J’ai admiré Obama pour son élégance physique, son élégance vestimentaire et son talent d’orateur. Quand je vois le petit clown béat qu’est Charles Michel et ses comportements pubères, il provoque chez moi le dégoût d’une personne de goût pour ce qui est abject, le rejet face à un tel infantilisme politique, la répulsion absolue pour ce fils d’un véritable humaniste.

Un homme élégant de pensées, un homme de goût, un homme démocrate, un homme humaniste, ne peut côtoyer un Francken.

Point à la ligne.

17:05 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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