21/09/2016

JOHN KENNEDY ET LA THÉORIE DU COMPLOT

JOHN KENNEDY ET LA THÉORIE DU COMPLOT

 

On sait que la mort de John Kennedy, tué à Dallas le 22 novembre 1963, a alimenté nombre de théories du ou des complots, certaines diffusées via des livres, d’autres filmées.

 

Je n’ai jamais été un paranoïaque qui doute des thèses officielles dès qu’elles proviennent d’une autorité, ou remet en question certains des événements qui ont marqué le cours de mon existence. On sait que des milliers de personnes presque paranoïaques de nature, soutiennent que l’alunissage de juillet 1969 n’eut pas lieu. Comme encore maintenant, il y a des illuminés qui mettent en doute l’existence des chambres à gaz dans les camps de la mort en Pologne {c’est maintenant un délit en Pologne de parler de camps de la mort polonais}, d’autres ont établi que la destruction des Twin Towers à New York le 11 septembre 2001 était le fruit d’un complot judéo-américain puisque le mot d’ordre avait été donné aux Juifs travaillant dans les World Trade Towers de ne pas se présenter au travail ce mardi 11 septembre.

 

Pour Kennedy, alors que je me rappelle (comme des millions de gens dans le monde) ce que je faisais au moment où j’ai entendu à Radio 1 de la BBC la nouvelle de l’assassinat, si je n’ai jamais durant mon adolescence cru à un quelconque complot, avec le temps et surtout avec la contemplation de documentaires et, principalement des images que tourna ZAPRUDER, je me suis mis sinon à douter de la thèse officielle et des conclusions du rapport de la commission Warren {chef de la Cour Suprême à l’époque des faits et nommé pour diriger une enquête à ce sujet},du moins à me poser de sérieuses questions.

 

En novembre 2013, alors que je visitais New York et que j’étais au musée de la photographie, j’eus l’occasion de voir la presque totalité des 486 clichés {il s’agit d’un film} que tourna Zapruder - simple badaud et témoin du siècle involontaire - qui se trouvait à un point de vue idéal – un rien surélevé - et qui avait décidé de filmer la voiture présidentielle. Il entendit le premier coup de feu, puis le deuxième et eut le réflexe de continuer à filmer jusqu’après le troisième qui vit la tête du président américain littéralement exploser.

 

Si on sait qu’il y a 25 clichés par seconde pour un film animé, ces 486 clichés représentent à peu près 19 secondes et demie de tournage. L’un des films les plus importants de l’histoire moderne de notre monde.

 

Avant de me pencher sur deux des clichés les plus importants, j’avais déjà eu certains doutes quant à la théorie du tireur isolé qu’était Lee Harvey Oswald. Théoriquement il aurait tiré trois balles - dont deux touchèrent des cibles humaines – en cinq/six secondes, sur un véhicule et des cibles mouvantes, avec un très bonne arme {un Mannlicher doté de lunette de visée optique, si je me souviens bien de mémoire}, mais un fusil qui nécessitait d’éjecter la douille après chaque tir et d’actionner le levier de chargement. Et, on sait qu’Oswald ne fut pas un sniper.

 

Pour rappel, la première balle toucha le président de même que le gouverneur Connolly qui se trouvait sur le siège devant celui du président, assis dans le sens de la marche de la voiture. On voit que le président est touché, et le corps se penche contre son épouse Jackie Kennedy. La deuxième balle ne toucha personne.

 

Mais quand on regarde attentivement les clichés du film Zapruder, des doutes quant à la théorie du tireur isolé apparaissent de manière presque automatique. Notamment si on regarde attentivement les deux clichés 314 et 315 et la séquence filmée relative à la troisième balle.

 

Qu’y voit-on ? On voit le président couché sur le côté contre son épouse {Connolly est déjà tassé sur son siège, plus bas que le corps du président) et soudain, on distingue un jaillissement de sang de la tête du président Kennedy (vers l’avant, dans le sens de marche de la voiture) et immédiatement, sa tête et son corps basculent vers l’arrière, tandis que Jackie, paniquée, grimpe sur le capot arrière de la voiture.

 

Il y a des théories balistiques qui indiquent à suffisance qu’une balle tirée sur l’arrière d’une personne peut avoir comme conséquence que le corps ne bascule pas vers l’avant comme on s’y attendrait, mais vers l’arrière. Le fait qu’il y ait eu {troisième balle) un jaillissement de sang en éventail vers l’avant peut aussi conforter la thèse de la balle tirée à l’arrière du corps : à ce moment-là, elle serait entrée par l’arrière du crâne, l’aurait traversé et le jet en éventail de sang serait dû à la sortie de la balle qui, généralement, occasionne un orifice de sortie beaucoup plus grand qu’à l’entrée, à cause de l’énorme énergie dégagée et le manque de distance (la tête) pour la perdre.

 

Pourtant, quand je regardai ces photos à New York en 2013 et que je regardai également les tableaux annexes reprenant les mesures exactes de la distance du véhicule par rapport à l’étage de l’immeuble où se trouvait Oswald ainsi que la vitesse à laquelle roulait la limousine présidentielle {je crois me souvenir que la voiture était déjà éloigné d’une cinquantaine/soixantaine de mètres d’Oswald lors du 3e tir}, que je regarde en avancement lent ces fameuses photos qu’on a récemment rediffusées lors d’une émission au sujet du meurtre du président américain en 63, je ne puis me départir de l’opinion que cette troisième balle a – du point de vue balistique et des effets sur le corps de Kennedy qu’on connaît grâce au film Zapruder – dû avoir été tirée de l’avant de la voiture, donc du fameux promontoire à l’opposé de l’immeuble où se trouvait Oswald. Zapruder, interrogé par un journaliste américain le jour même de l’assassinat, indiqua son propre visage de la main droite et dit qu’il vit dans le viseur la tête du président éclater mais qu’il continua à tourner son film. Pour cette troisième balle, comme la limousine présidentielle avait entamé un tournant sur la gauche et s’éloignait et que le corps et la tête du président étaient contre celui de son épouse {donc en réduction d’angle de tir pour Oswald}, la probabilité d’une balle tirée par Oswald sur un angle terriblement serré et un véhicule mouvant, aurait voulu qu’il eût été non seulement un sniper mais l’un des meilleurs au monde.

 

Le problème dans cette affaire, c’est que les résultats de l’autopsie ne furent jamais communiqués au grand public et que, comme par un hasard extraordinaire, les clichés originaux 314 et 315, confiés comme il se devait au FBI, disparurent. Mais, comme le film fut diffusé sur les chaînes américaines, il subsiste des copies, heureusement.

 

Si je ne crois pas aux complots généralement, ici l’évidence des photos et des calculs balistiques font germer des doutes à ce sujet.

20:16 Écrit par ro-bin dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.