04/09/2015

AYLAN

AYLAN

 

Heureux qui comme Aylan entame un long voyage,

Source d’espérance et de félicité presque sûres,

Heureux qui comme Aylan entame un long voyage,

Dans l’espoir d’une vie meilleure et bien plus sûre.

Heureux celui qui regarde son grand écran,

Source de divertissement, d’oubli de soi,

Heureux celui qui regarde son grand écran,

Et qui a raté l’image d’Aylan débarquant,

Heureux sont les téléspectateurs ordinaires,

Qui ne virent pas les corps des quarante mille,

Heureux sont les téléspectateurs ordinaires,

Ignorant ces quarante mille corps de Syrie,

Heureux est celui qui a des enfants et pense,

En voyant l’image du corps d’Aylan, heureux

Sont mes enfants qui ne doivent pas s’échapper

De la terreur et des souffrances que subit

Un peuple tué par ses propres fous déments,

Un peuple invisible sauf quand une photo

Forte, prenante, prégnante et douloureuse,

Vient tout juste quand on entame le repas…

 

 

17:45 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Très beau texte, vous avez entièrement raison ! Triste réalité.

Écrit par : Loulou | 04/09/2015

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