08/12/2014

LA BELGIQUE POUR LES NULS - DÉFINITIONS

Les jeunes de maintenant éprouvent parfois des difficultés à s’y retrouver dans cet imbroglio que constitue la Belgique, ses us et coutumes, ses règles et fonctionnements, surtout que Wikipedia n’est pas d’une grande aide car ce ‘dictionnaire’ virtuel est alimenté par n’importe qui…

 

…donc ro-bin va vous aider à vous y retrouver en Belgique en vous donnant quelques définitions utiles

 

Belgique

Vers la fin du 19e siècle, les nations environnantes (boches à l’est, keeskoppen au nord et napoléoniens au sud) se demandaient ce que pouvait bien être ce territoire inexploré pan au milieu de l’Europe.  Ils y envoyèrent donc l’intrépide explorateur Stanley (retenez ce nom important, c’est loà un des jalons de l’histoire de l’Europe!). Après une longue descente infernale du fleuve légendaire ‘Mosee’ (il dut faire face à plusieurs attaques de tribus sauvages et échappa de justesse à des dards de flèches empoisonnés), puis après avoir navigué durant des semaines de chaleur inhumaine sur cet autre fleuve ‘la Senne’, au bout du rouleau, ayant subi des attaques de malaria, Stanley rencontra le Bwana en chef de la tribu des Belgicains – un certain Leopold de son prénom -  et il lui dit la phrase demeurée célèbre ‘Mr. Leopold, I presume’ (‘Monsieur Leopold, je présume’).  En son honneur la capitale du pays, Leopoldville fut rebaptisée en Stanleyville.

 

Grâce aux investissements étrangers, à l’action de missionnaires étrangers et aux apports de capitaux, grâce à l’éducation forcée, et à un régime draconien, ce pays de sauvages se développa très rapidement et, en 1914, il fut même l’objet d’une attaque militaire par les renégats boches (à l’est) dont le but avoué était d’aller faire trempette à la plage de La Panne.  En 1940, un caporal à moustache, nostalgique lui aussi des plages belges réitéra l’affaire et il réussit à aller y faire trempette à sa moustache à La Panne.

 

Actuellement la Belgique est en tête des pays du monde en termes de progression du chômage, de la densité de population, de pollution et de logorrhée politique.  Ce micro-pays se distingue aussi par ses taux élevés de suicide, de décès sur les routes et d’imbécillité politique. Si la presse et les médias dans ce pays sont libres, ils ne valent pas tripette car ce qu’on y lit et ce qu’on y voit et entend est à l’instar du niveau moyen de la population, c’est-à-dire nul.

 

Tribus

Actuellement, du point de vue ethnographique, on peut distinguer quatre grandes tribus en Belgique: les weveriens au nord, les brusseliens au centre, les dirupiens au sud et les germains à l’est.

 

Weveriens

Descendants des Vikings, ils sont généralement blonds, clairs de peau et de stature vigoureuse. Leur langue, le ‘flamin’ a des rugosités barbares et est incompréhensible, d’ailleurs ils ne se comprennent pas entre eux et doivent souvent recourir à l’anglais pour se faire comprendre.  Ce sont en général des êtres frustes et incultes mais travailleurs.  Ils aiment l’ordre, la propreté et la cohérence linguistique. À l’entrée de cette contrée on voit de nombreux panneaux ‘Ici, on parle le néerlandais’ (dans leur jargon: ‘Hier spreekt men Nederlands), des panneaux amusants car dans cette contrée personne ne parle cette langue et surtout pas la peuplade barbare des weveriens. Leurs symboles sont le svastika et un chant sauvage qui ressemble au ‘Horst Wessel Lied’ qu’ils chantent en chœur une fois par année le 11 juillet à Dixmude.

 

Cette contrée barbare n’est pas réputée, ni pour sa gastronomie, ni pour son accueil.  Le seul endroit à recommander est la Côte (Mer) où on peut se faire comprendre si, toutefois, on n’y parle que le français.

 

Brusseliens

Généralement plus foncés de peau et de chevelure hirsute que les weveriens, ils n’ont pas de langue véhiculaire, ils parlent toutes les langues de la Tour de Babel et en ont toutes les couleurs. Dépourvus d’industries, ils vivent de commerce, de rapine et de petits expédients (CPAS, chômage, la manche).  Ils crient beaucoup mais sont peu efficaces.  Ils sont mentionnés pour l’anecdote car leur influence politique sur la vie du pays est nulle.  Symboles: un garçon qui fait pipi en public et un chant régional ‘Alors, on danse’.  Malheureusement, tous les grands magasins du pays sont concentrés à Brussèle, et quand ce sont les soldes (janvier et juillet), mieux vaut éviter cet endroit sous peine de se faire lyncher ou voler.  Il est recommandé d’y aller uniquement en groupes sous escorte armée et en plein jour, jamais le soir ou la nuit!

 

Dirupiens

Apparentés à ce mammifère arboricole ‘Le Paresseux’, cette peuplade de langue française en est restée au stade de sa découverte par Stanley à la fin du 19e.  La contrée est aride, laide, truffée d’anciens vestiges de sa gloire industrielle passée (mines, industries sidérurgiques, ponts et routes qui ne vont nulle part, trous dans les routes, magasins et stations d’essence à l’abandon, etc.).  À l’entrée de cette contrée, de grands panneaux ‘Durupa – Terre d’Accueil’.  Par-ci, par-là, on voit des gens vêtus de rouge, vert ou bleu, stationnant devant des entrées d’usines, la preuve que cette contrée est – du point de vue du travail – l’une des plus dynamiques d’Europe.  Les symboles de cette contrée appauvrie sont le marteau et l’enclume, le chant du travail ‘L’Internationale’ et au hit-parade culturel on y retrouve ‘J’aime, j’aime la Vie’ et ‘Sans Toit, ma Mie’, deux chants du type du folk song en l’honneur des chômeurs et SDF.  Les gens, bêtes mais pas méchants, y sont chaleureux, des sauvages mais au grand cœur, le cœur sur la main, ils vous offriraient volontiers tout sauf qu’ils n’ont rien.

 

Germains

Ce sont évidemment les cousins germains des boches et des boches ils ont conservé cette rigueur au travail, ce sérieux à aborder les tâches, cette propreté légendaire et ce bon sens qui les distingue habituellement des autres tribus restées sauvages du pays.  On pourrait même dire qu’ils sont tellement atypiques pour la Belgique qu’on pourrait les qualifier de chancre mou.

 

Roi/Reine

Un Roi est généralement quelqu’un sans profession ni formation, sans talent mais qu’un sort funeste à désigné pour assumer la charge du pays.  Le Roi règne et ne gouverne pas.  Pour un Roi régner, c’est agiter de temps en temps la main droite pour saluer Son Peuple, sourire aux photographes et serrer des mains ou couper des rubans lors d’inaugurations. Il s’agit d’une charge de primogéniture, c’est-à-dire que le premier sorti de l’usine à bébés royale sera appelé à gravir le Trône et à ceindre la Couronne royale, aussi à apposer Sa Signature Royale sur les textes de Loi et Arrêtés Royaux.  Actuellement, comme le Roi est un Roi, sa femme est une Reine.  Jusqu’à il y a peu, la Belgique comptait trois Reines (réparties en Reine du Nord, du Centre et du Sud), mais l’une d’entre elles a décidé de rejoindre son époux défunt, la Belgique n’en a plus que deux alors.  Un appauvrissement somme toute.  Plus on est de Rois et de Reines, plus on rit!

 

Démocratie parlementaire

La Belgique a un gouvernement fédéral (et cinq autres gouvernements régionaux et communautaires), dont le 1er Ministre ne rend des comptes qu’au chef de la Tribu des weveriens à la Maison Communale d’Anvers.  C’est ce qu’on appelle le colloque singulier, cette conversation entre le chef du gouvernement fédéral et l’homme qui ne règne pas mais gouverne (= Bart De Wever).  Certains humoristes ont qualifié cet homme – de Wever – de belle-mère du 1er Ministre.  Cet ectoplasme est historien de formation et spécialisé dans la collaboration avec les boches.

 

Popularité

En Belgique, on mesure la popularité d’un gouvernement au nombre élevé de grèves qu’il suscite.  Ce gouvernement que certains ont qualifié de ‘Nains de jardin’ (pourquoi?) est un des plus populaires de l’histoire de ce pays.  Trois grèves régionales en moins de deux mois de démocratie parlementaire en action et les heureux ministres de ce pays peuvent dormir sur leurs lauriers, les uns retourneront dans leurs cercles crypto-faschos pour y revoir des camarades de lutte idéologique, d’autres suivront des cours accélérés de remise à jour en arithmétique, d’autres encore montreront l’inutilité des régimes amaigrissants, enfin, les derniers pourront penser à d’autres moyens de faire gerber les citoyens afin que de nouvelles grèves – signe de popularité! – naissent et fleurissent sous leur législature.

 

Culture

Une page sombre dans l’histoire de ce pays.  Ces tribus issues du tamtam et de la palabre en sont restées à des moyens culturels primitifs (regarder la télévision essentiellement et le football en particulier).  Peu de noms ont réussi à atteindre le panthéon culturel et quand ils ont réussi à le faire, c’est souvent à l’étranger comme le grand artiste Jean-Claude Van Damme.  Mentionnons, pour l’anecdote, comme acquis culturels durables, la pétanque, les barbecues, manger des frites et de la mayonnaise, boire des bières locales, rouspéter au café, etc.

 

Ressources énergétiques

En Belgique, la principale ressource énergétique, ce sont les éoliennes politicaillonnes.  Des appareils ingénieux qui transforment le vent sortant de bouches gouvernementales en énergie durable et renouvelable.  Stanley ne s’y était pas trompé, il avait déjà bien vu à la fin du 19e et déterminé que la palabre (= l’art du consensus que personne ne respecte) était l’un des déterminants psychologiques de ces tribus sauvages de Belgique.  Une autre source d’énergie considérable, c’est de brûler toutes les copies des promesses électorales non tenues.  Celles, par exemple, relatives aux partis de la majorité dite suédoise qui avaient déclaré ne pas vouloir de ‘saut d’index’ suffiront pour alimenter la Belgique en électricité pour un jour de travail (droit de grève compris).

 

Le Droit au Travail

L’une des clés de voûte du pays.  Pour le faire respecter, on poste habituellement des piquets aux entrées des usines et magasins, car tous les ‘travailleurs’ de Belgique ont à cœur de faire respecter le droit au travail.

 

Séparation de l’État et de l’Église

Un des principes fondamentaux sur lesquels est axée la conduite de l’état laïque et de droit.  Dans les faits, cela signifie que chaque fois qu’il y a un événement important dans l’histoire du pays (comme par exemple l’enterrement d’ne Reine), tout le monde, Roi, Reine et Ministres en tête, se précipitent dans la cathédrale la plus proche pour y entendre débiter la Voix du Vatican (petit état encore plus petit que la Belgique, représentant le catholicisme dans le monde, c’est-à-dire une croyance tribale en voie d’extinction, sauf en Belgique).  C’est touchant et cela donne de très beaux reportages télévisés et de belles photos de presse.

 

C’est ce qu’on appelle la séparation de l’État et de l’Église, le Roi catholique marque ainsi sa différence avec ses sujets auxquels on demande, dans les administrations en contact avec le public, à ne pas afficher de préférence religieuse.

 

 

Voilà, j’espère que ce court lexique aura donné aux jeunes une idée de ce qu’est la Belgique…

11:31 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.