02/04/2014

Flandre et Wallonie, deux nations et contrées diamétralement opposées

Quand on traverse des villages flamands la journée, on n’y voit personne, ni êtres humains ni animaux.  C’est compréhensible car les Flamands sont tous au travail.  Les Flamands, peuple germanique d’origine aime travailler et, de plus, ce peuple est philanthrope. Comme il sait que ses petits frères wallons vivent dans la misère la plus indigne (Zola ne s’est-il pas inspiré de Charleroi et de La Louvière pour décrire la misère ouvrière?), ils redoublent leurs efforts, sachant qu’une partie non négligeable de leurs revenus ira à soutenir les efforts de la Wallonie pour redresser (hi-hi, ha-ha!) la situation économique désastreuse dans laquelle des générations de politiciens assoiffés et roublards l’ont précipité.  Comme l’a d’ailleurs dit dans son livre l’ancien patron flamingant de la SNCB, Monsieur de Scheemachinchose, la SNCB ne servait pas à faire rouler des trains mais à transférer des sommes importantes vers la Wallonie.  C’est ce que dit Bart aussi.  Les Wallons ont des pandas (chinois) depuis peu, devinez qui a payé pour ces pandas?  Les Flamins pardi qui ne sont jamais chez eux car ils se tuent à la tâche pour permettre aux Wallons de s’offrir de tels cadeaux et, pis, ils devront payer cher leur entrée à Pairi Daiza pour aller les voir ces fichus pandas géants, alors que c’est avec leur fric même qu’ils ont pu bénéficier d’un séjour dans cette terre d’accueil qu’est la Wallonie.

 

Quand on traverse des villages wallons la journée, on n’y voit personne.  Évidemment, comme la plupart des Wallons sont fainéants, sans emploi, émargent au chômage, à la mutualité, ou au CPAS, et, comme de plus ils n’ont rien à foutre de toute la journée, ils sont désespérés ces gus et nanas (cf. Zola), ils boivent donc pour oublier qu’ils ont eu la mauvaise fortune de naître dans une contrée dont le niveau économique est un rien au-dessus de celui du Bangladesh et du Congo (ex-belge).  Donc, le matin et jusqu’au milieu de l’après-midi, ces zigotos et zigototes cuvent leur cuite du jour précédent, ils roupillent donc.  Travailler est un mot concept en Wallonie, de même qu’épargner.  Les Wallons ne sont pas comme les Flamins qui se crèvent à la tâche.  Ils se crèvent tout seuls les Wallons, bouffent comme des cochons, boivent comme des Polaks, fument comme des Turcs, quant à forniquer et faire des enfants ils laissent cela à ces immigrés d’autour de la Méditerranée, eux savent encore ce que c’est de travailler, d’épargner, de construire un avenir, ils sont généralement en meilleure santé, donc, ils font des enfants et ainsi la Wallonie maintient la tête au-dessus de l’eau grâce, d’une part, à la généreuse générosité sans bornes de la Flandre, et, d’autre part, grâce au coup de main (j’aurais pu qualifier cela différemment…) que lui donnent les immigrés du point de vue de la démographie.

 

Les Flamands sont généralement multilingues, ils baragouinent plusieurs langues étrangères.  Le seul problème c’est que la seule langue qu’ils ne connaissent pas bien c’est la leur.  Généralement, ces gens issus de la paysannerie profonde parlent un dialecte ou trafiquent leur langue d’un tel accent régional que leur sabir devient incompréhensible.  Les Wallons ne sont pas doués pour les langues et ne sont pas doués pour quoi que ce soit d’ailleurs sinon se faire assister, rouspéter, faire de leur gueule, et pratiquer le système D.  Dans la Wallonie dont le système politique s’apparente à celui de la Corée du Nord, pour devenir et rester politicien, pour être engagé dans une administration régionale ou locale, il faut d’abord, évidemment, avoir une carte de parti, de la bonne mutualité et du bon syndicat (devinez la couleur ambiante?).  Puis, il faut connaître le sens profond du mot ‘magouille’ pour les politiciens et ‘dolce farniente’ pour les fonctionnaires régionaux ou locaux.  Car, en Wallonie, plus un politicien sent le soufre (Vade Satana!), plus il a des chances de se faire réélire. Et plus un fonctionnaire n’en fout pas une dalle, mieux il est considéré et susceptible d’être promu.  Être poivrot ou tremper dans des affaires plus que louches est nécessaire en Wallonie pour se faire réélire ou monter dans la hiérarchie.  Si en Flandre, certaines âmes faibles croient encore qu’il faut boire de la Jupiler pour être un homme, en Wallonie, un homme c’est quelqu’un qui impose le respect.  Et comme la Wallonie est un pays de fraudeurs, de poivrots, de fainéants et de rouspéteurs, il faut frapper fort, plus le nom apparaît dans les journaux en relation avec des scandales, détournements, plus la popularité augmentera.  Pourquoi les Écolos ne sont-ils pas populaires en Wallonie?  Simple, ils n’ont pas de dictionnaire, ignorent donc le sens du mot ‘magouille’.  Et pour les fonctionnaires, plus on est soûl sur le lieu de travail, plus on a des chances de gagner des promotions haut la main (ou plutôt haut le coude!).

 

En Flandre, quand on est content, qu’on souhaite faire la fête ou se réjouir, on le fait en groupe.  À vélo, lors de mégaconcerts, sur des plages surpeuplées, ou lors de ‘Zangfeesten’ (fêtes de chant).  On entame alors le ‘Vlaamse Leeuw’ (Le Lion flamand), le chant de ralliement de la Nation flamande.  Chez les Wallons, on n’aime pas le groupe, on est individualiste à outrance, on se réunit en groupe oui, au café, ou au football ou pour taper la carte ou pour faire la file au CPAS ou devant le local syndical pour y remettre sa carte de chômage dûment remplie.  On n’a pas de chant national en Wallonie car les Carolos détestent les Liégeois et réciproquement. Les Tournaisiens détestent tout le monde et tout les Wallons les détestent. Les habitants du Brabant wallon c’est un peu le Neuilly wallon et quand on s’aventure hors des chemins battus du ce Brabant wallon qui sent bon la bon argent gagné à la sueur du front des autres, et qu’on descend dans les bas-fonds carolos ou de la Louvière, eh ben, c’est un peu comme si on passait de Neuilly à Evry.

 

La Flandre c’est plat, c’est monotone, c’est du béton à perte de vue et quand il n’y a pas de béton, il vaut mieux fermer les fenêtres en voiture ou se boucher le nez à pied car les déjections des animaux domestiques préférés des Flamands (les porcs…qui se ressemble s’assemble) sentent bon le lisier chaud et c’est pis que les particules fines ou le smog.  Quant à la Wallonie, c’est montagneux, cette contrée a des paysages diversifiés, surtout quand la plupart des Wallons n’ont jamais contemplé que des intérieurs de cafés ou de restos.  Dès qu’on y pénètre en voiture dans le Walloland, on le ressent tout de suite, trous, béances, fissures, fossés, semés par-ci par-là sur les routes, autoroutes, chemins carrossables, destinés à faire mourir les motards et à faire travailler les carrossiers, permettent au visiteur de se rendre compte tout de suite qu’il est entré de plain-pied dans un pays dont le développement économique est semblable au Bangladesh ou à la Corée du Nord (et encore, peut-être qu’en Corée du Nord ils ont de meilleures routes, mais cela les camarades du PTB-Go pourraient le dire).  En Flandre, pas de trous, pas de fissures, pas de fossés sur les routes, mais des radars.  On traque le fraudeur, on traque le conducteur de F1.  Et on verbalise (comme me l’a confié un copain qui a été verbalisé pour avoir roulé à du 51 à l’heure là où le maximum était 50).  L’argent qui entre dans les caisses flamandes n’y reste pas, il est tout de suite transféré en Wallonie car tous ces soiffards, politiciens à la noix et véreux, fonctionnaires poivrots et véreux, Wallons obèses et mal portants, enfants en redoublement chronique et déjà obèses ou diabétiques, ont besoin d’incitants afin qu’ils meurent le plus rapidement possible.  Car cette largesse bénévole et de bon cœur des Flamands pèse sur la santé de ces pauvres bougres ici-bas dans cet enfer qu’est le Walloland et que Dieu n’a certainement pas imaginé (Dieu est miséricordieux, pas démoniaque).  Ils se crèvent à la tâche les Flamins, et, sans le dire ni même le penser, plus les Wallons vont tôt au cimetière, mieux cela vaut pour leur propre survie (survival of the fittest, comme le disait Darwin, ou la survie des plus forts).

 

La culture est importante en Flandre.  Les pommes de terre, les légumes, le blé, les fraises, les carottes et salades, chicons et choux-fleurs, les betteraves, le houblon (produit en masse car la demande en provenance de la Wallonie est kolossale), les frites, les cervelas et les frites, cela fait partie de l’univers culturel du Flamand moyen.  Il ne peut vivre sans culture (qu’il écrivait jadis mit einem grossen K : Kultur).  En Wallonie, hormis quelques illuminés vaguement écolos, quelques malades mentaux (dans mon genre), la culture est inexistante.  Pour les Wallons, de la blanche, une Orval, une Chimay, une Duvel, un sachet de frites, un cervelas, une barquette, ça sont des concepts culturels.  En Wallonie, on subsidie plus l’aéroport de Charleroi que l’art.  Art d’ailleurs en Wallonie s’écrit soit are(s) soit arrhes.  Demandez à un étudiant ou écolier ce qu’est l’art, il vous dira ‘Ze Voisse’ ou le JT.

 

En Flandre on n’aime pas les étrangers, on n’aime que les Flamands et les frères wallons déshérités qu’on accueille dans leur propre langue à la Mer ou dans les communes périphériques.  Du point de vue des langues d’ailleurs, un Wallon peut voyager dans tout le pays en Belgique et se faire comprendre sans avoir dû jamais produire le moindre effort intellectuel pour apprendre une langue. ‘Intellectuel’ est d’ailleurs également un mot inconnu des Wallons. Les Flamands, eux, c’est pis, ils doivent d’abord apprendre leur propre langue bâtarde (issue du haut allemand) qu’ils ne parlent pas puisqu’ils s’expriment en patois, puis le français pour être utile aux Wallons et francophones paumés (ainsi qu’aux habitants du Neuilly wallon), puis ils doivent apprendre l’anglais pour les visiteurs.  Heureusement qu’ils ont quelques neurones et synapses de plus que le Wallon moyen.

 

Les politiciens flamands sont malins, bien plus que les wallons.  Si en Flandre, vous faites pipi dans un lieu public, que vous mangez votre sandwich sur le parvis d’une église, que vous mettez les pieds sur un banc public (les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics…), que vous jetez votre sachet de frite en rue, pan: une amende administrative.  En  Wallonie, il n’y a pas d’amendes administratives.  Tout d’abord parce qu’il faut avoir des agents susceptibles de comprendre un règlement et de l’appliquer à la lettre.  Or, les agents d’administration wallons n’ont que deux capacités, un celle de sortir leur carte de parti adéquate (rouge), deux celle d’aller lamper leurs bières au bistrot du coin en dehors ou pendant les heures de service.  En Walloland, la seule maladie professionnelle reconnue c’est la cirrhose du foie.  En Flandre la mort au travail (pour les Wallons).

 

On vit vieux en Flandre en dépit de la pollution atmosphérique, des particules fines, de la pollution des nappes aquifères et du lisier, mais on tient le coup, faut bien car si on ne tenait pas le coup, ces pauvres Wallons ne pourraient plus aller au bistrot à longueur de journée ou  s’empiffrer de frites et de cervelas tous les jours.  On meurt jeune en Wallonie.  Jeune oui, mais on en aura profité en Wallonie.  On n’aura jamais voyagé (sauf du domicile au CPAS/bureau de chômage/mutuelle puis au café et retour au domicile), on n’aura jamais lu un seul livre de sa vie (sauf dans le Neuilly wallon où on lit Paris Match), apprécié la moindre musique.  Mais on aura rigolé, on se sera marré toute sa vie dans le Walloland, on se sera moqué des ces Flamins, ces pauvres zigs, ces cocus.

 

En Flandre, si on rit, c’est jaune, car les pandas sont à Pairi Daiza et il faut encore payer pour aller les voir et puis il faut se farcir tous ces Wallons qui y vont grâce à l’argent du CPAS (transferts flamands), du chômage ou de la mutuelle et qui puent la bière et la misère sociale, qui sont habillés comme des clowns (en training le plus souvent, l’uniforme du clodo wallon).  Ce n’est pas gai pour des Flamands si clean, si bien vêtus, si cultivés, de côtoyer la plèbe wallonne.  Ils sont bruyants ces Wallons ils gueulent dans leur langue détestée, comme si le monde leur appartenait.  Idem à la Côte, donc les Flamands pour être dépaysés, ils vont en Turquie, en Espagne ou dans le sud de la France, où ils peuvent chanter ensemble et parler leur volapuk natal, bref se laisser aller à être nature, sans devoir se montrer forts et entreprenants et mécènes.

 

Wallonie et Flandre, oui, deux Nations, deux cultures, deux modes de vie (pas de pensée, hélas).  Sauf qu’en Wallonie on a deux pandas, et les Flamins nenni.

 

11:31 Écrit par ro-bin dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, flandre, wallonie |  Facebook |

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