12/06/2012

Le pourquoi de la famine dans le monde

J’ai enfin compris le pourquoi de la famine qui règne dans tant de territoires en Afrique, en Asie et dans certaines régions de l’Amérique du Sud.

 

Récemment, on a fait une enquête en Europe sur la pauvreté des enfants (européens) et pour jauger cette pauvreté, on a défini 14 critères.

 

Et, regardant ces critères, je m’aperçois que, évidemment, ces pauvres enfants africains, sud-américain ou asiatiques, ne peuvent d’aucune façon satisfaire à certains d’entre eux, c’est bien pourquoi à mon avis, ils souffrent de la faim ou, pis, de famine.

 

Le dixième critère a trait à la connexion internet.  Voilà la clé de l’énigme !

 

Voilà pourquoi en Corée du Nord, en Somalie, dans les régions de l’espace sub-saharien, dans certaines régions déshéritées du nord du Brésil, au Congo, dans les bidonvilles d’Afrique du Sud, en Indonésie, aux Indes ou au Bangladesh, il y a tant d’enfants qui souffrent de la famine.

 

S’ils avaient une connexion internet, ils auraient accès à la connaissance (l’arbre de la connaissance tant vanté du temps de cette période paradisiaque avant qu’Adam et Eve en fussent chassés…), donc, ils seraient tout le temps à surfer sur la Toile et en oublieraient même qu’ils ont faim, les pauvres bougres.  De plus, grâce à internet et à ce réseau mondial, ils pourraient avoir accès à des recettes de cuisine car, il faut le reconnaître, sans la Toile, et cet accès aux recettes diversifiées, leur quotidien doit être bien tristounet et les bols et assiettes restent désespérément vides.

 

Un autre critère indiquant la pauvreté en Europe, c’est le 6e, la possibilité pour les enfants de faire de la natation ou de faire de la musique active.  Évidemment, lorsque vous avez le malheur d’être né au sein d’un désert s’étendant sur des centaines de kilomètres dans l’un de ces villages sub-sahariens, il n’a jamais été question pour vous d’aller nager au bassin de natation du quartier ou de l’école puisque de mer ou de points d’eau suffisants pour y faire trempette, il n’en est pas question du tout; quant à faire de la musique, là-bas il n’y a pas, non plus d’académies de musique qui vous permettraient d’initier ces enfants du désert à la musique de Mozart, de Scarlatti ou de Bach.

 

Le 12e critère m’interpelle également : disposer d’au moins deux paires de chaussures.  Pour beaucoup de gosses dans ces pays qu’on s’obstine à qualifier de ‘en développement’ alors que, le plus souvent, ils sont en sévère régression économique, se déplacer pieds nus est la coutume et, de plus, ils n’ont pas la chance d’avoir des galeries commerciales, des méga-magasins où ils pourraient aller flâner en compagnie de leurs parents après le travail hebdomadaire ou durant le week-end, et y faire le choix d’une paire de Nike, d’Adidas ou l’une ou l’autre de ces sous-marques dérivées, à prix d’ami.  Je crois qu’un effort reste à faire dans ces pays déshérités afin d’arriver à satisfaire à ce critère des deux paires de godillots.

 

Le 5e critère me perturbe aussi : avoir des jouets, comme par exemple des vélos, afin d’exercer des activités au dehors.  Oui, je vois déjà le topo : dans pas mal de pays où sévit la faim ou parfois des famines, les gosses ont d’autres joujoux que des vélos, ils se trimballent avec des répliques de Kalachnikov ou de vraies Kalachnikov avec lesquelles ils font boum-boum pour du vrai sur des cibles réelles.  Ça, c’est leur quotidien, ça, ce sont leurs activités au dehors.  Et, les vélos, c’est vrai, ça manque au Sahara.  Je crois, sincèrement, que s’il y avait plus de vélos en Afrique ou dans certaines régions paupérisées de l’Amérique centrale ou du sud, on y trouverait moins de famine.  Car, rouler à bicyclette, cela creuse et, inévitablement, outre la petite ration durant l’excursion et le bidon de boisson énergisante, dès que le gosse rentrerait à la maison, il réclamerait à cor et à cri son steak tartare et ses frites au ketchup, des aliments censés lui restituer l’énergie qu’il aurait perdue à faire du vélo.  Bonne idée et je me demande pourquoi les ONG humanitaires n’y ont pas encore pensé.

 

Le 8e critère est amusant : avoir la possibilité de faire des excursions scolaires.  Aller en Suisse aux sports d’hiver ou en voyage culturel à Pise ou à Paris, me paraît difficile pour des enfants de Corée du Nord, du Guatemala ou de l’Ethiopie. But, where there’s a will, there’s a way…

 

Mais, comme nous avons plein de gens qui pensent en Europe et que nous avons ce sens inné de l’organisation et de l’initiative, je vois déjà tout un marché potentiel qui s’installerait et qui consisterait en une nouvelle transhumance de populations d’enfants africains, sud-américains et asiatiques qu’on enverrait à la découverte des pentes de ski ou des flancs de montagnes dans les Alpes ou les Pyrénées.  D’autres gosses, on les enverrait faire de la natation à Saint Trop’, escalader le Galibier à bicyclette ou hanter les musées du Vatican.  Cela devrait bougrement les intéresser tous ces mioches habituellement confinés dans leur hutte, sans chaussures, sans livres pour enfants (critère 4), à qui on ne donne pas au moins une fois par jour un repas contenant de la viande ou du poisson (critère 2), qui n’ont pas toujours la possibilité d’inviter des amis à leur anniversaire (critère 14) ou qui n’ont pas des jeux d’ordinateur (critère 7).

 

Je me demande sincèrement pourquoi personne n’y a pensé jusqu’à présent ?

 

Rendre internet accessible à tout le monde dans le monde, permettre que ces gosses voient enfin ce qui s’y passe dans ce fichu monde via la télévision ou des jeux ou des gadgets accessibles (iPhone, iPad, tablette électronique, etc.), leur permettre d’inviter de petits copains pour partager le gâteau d’anniversaire, puis, ensemble, jouer à des jeux sur PC ou sur le téléviseur, créer un groupe de musique rock ou house ou ska ou heavy metal, et il n’y aurait plus de famine nulle part !

 

Oui, j’oublie, il faudrait mettre en place des filières de ravitaillement afin qu’ils aient au moins une fois par jour un repas contenant du poisson (frais, si possible !) et de la viande (hamburgers, ketchup, frites…).

 

Je crois, finalement, que c’est trop simple.

 

C’est sans doute pour cela que personne n’y a pensé jusqu’à présent.

 

Et, je ne suis pas un peu fier de mettre sur mon blog cette solution qui permettra enfin à ces centaines de millions de gosses affamés, victimes de maladies tropicales, endémiques ou simplement humaines (tuberculose, sida) de sortir enfin de ces ornières de pauvreté imposée dans laquelle l’inaccessibilité à certains des aspects des bienfaits du progrès – INTERNET - les avait momentanément remisés.

10:10 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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