11/03/2018

HYPOCRISIE

HYPOCRISIE!

 

Avez-vous remarqué que tous les articles de journaux, tous les éditoriaux, tous les items aux Journaux télévisés vont tous dans le même sens dès qu’il s’agit de critiquer les harcèlements, viols, inégalités salariales, injustices, la non-représentativité en politique ou dans le monde des affaires, dont sont victimes les femmes ?

 

On croirait presque que ce serait le même robot qui aurait écrit tous ces articles et textes de prompters dans différentes langues, tant l’unanimité est touchante.

 

J’ai toujours été conscient de certains problèmes gravissimes posés par le comportement mâle à l’égard des femmes puisque dans ma famille d’origine – et dont je porte le nom – mon père mais aussi son propre père et ses deux frères ont habituellement ou occasionnellement frappé leur épouse. J’ai travaillé un an avec un supérieur hiérarchique dans une administration à Bruxelles qui était un sadique, se réjouissant du spectacle des femmes employées qu’il rabaissait, dénigrait ou faisait pleurer; combien de femmes n’ai-je pas vu pleurer dans son bureau alors qu’il les menaçait de mettre fin à leur CDI? Tout le monde aux niveaux hiérarchiques plus élevés que le sien le savait, mais on le laissait faire, comme si le sadisme envers des employées en situation plus précaire par rapport aux nommés c’était quelque chose de tout à fait normal.

 

HYPOCRISIE !

 

Connaît-on et diffuse-t-on régulièrement le nombre de décès par violence intrafamiliale dans notre pays, dans les pays avoisinants tels la France et l’Espagne? Ils sont ahurissants.

 

Évidemment, cette violence est interne, cachée, loin des spots de l’actualité et peu capable de faire mousser des journalistes ou reporters en quête de scoop.

 

Toutefois, tout ce qui se dit et se fait et s’écrit et se hurle et se trame et se manifeste à Hollywood ou dans d’autres secteurs intéressant les bobos et le grand public, est-ce vraiment neuf? Croit-on vraiment que Marilyn Monroe a dégoté ses premiers rôles à l’écran grâce à son talent ? Croit-on que dans la France libertaire du début des années vingt, certaines starlettes, actuellement décédées ou momifiées de leur vivant, aient atteint la gloire grâce à leur talent? Si je n’approuve évidemment pas le fait que des femmes doivent passer par le divan, canapé ou lit d’un réalisateur {ou la douche} pour obtenir un rôle, je me dois de constater que ce qui était déjà de notoriété publique dans les années 60 a été toléré par toute une branche d’activité. Et tous les reporters, journalistes et autres scribouilleurs qui rapportaient fidèlement les échos sans s’attaquer au fond du problème étaient d’une crasse hypocrisie. La vérité c’est que certains hommes une fois au pouvoir, qu’il soit financier, artistique, politique ou simplement familial, abusent de cette force qu’une position sociale privilégiée leur confère.

 

Cependant, je dirais que si on doit parler d’inégalités, de discrimination politique, économique, sociale, à l’égard des femmes, il faudrait sortir du politiquement correct et des âneries que débite gentiment tout journaliste qui se croit génial – et qui ne pratique que du copié/collé au fond -, et en revenir aux essentiels, aux racines du mal qui frappe les femmes mais qui les frappait déjà il y a bientôt 60 ans et il y a un siècle, des siècles, des millénaires.

 

Ceux qui prônent qu’homme et femme sont égaux, semblables, identiques, oublient un fait fondamental quoique basique qui règle tout comportement instinctif: la femme est capable d’enfanter, tandis que l’homme s’il peut procréer est incapable d’offrir la vie en accouchant. Et, il y a des millions d’années, une répartition des rôles se fit et se poursuit actuellement : l’homme partait chasser et pêcher {pécher aussi, by the way}, la femme restait at home pour y faire la cuisine et s’occuper des hordes d’enfants qu’elle mettait au monde sans se demander pourquoi.

 

Et, partant de ce constat de départ très simple, il faut en revenir aux élémentaires. Toute la Chrétienté, tout l’Islam, toute le Juidaïsme, ont pour objectif affirmé, écrit et rebattu encore et encore, que la femme DOIT mettre au monde des enfants, c’est là la seule raison de sa création, de sa présence sur Terre. Elle est une table de multiplication de la vie humaine. Dans aucune religion connue n’y a-t-il de place pour l’épanouissement, le libre choix, le bonheur de la femme. Oui, le bonheur via une famille avec des enfants. Oui l’épanouissement via des photos de famille avec enfants. Un épanouissement qui serait le choix d’une femelle pensant pour et par elle-même ? Nenni !

 

Mais, on ne demande pas simplement aux femmes d’être des usines de production de babies et de pioupious, on leur demande en plus de les nourrir, les vêtir, leur apprendre à utiliser correctement les W.-C., à leur faire prendre leur bain, à superviser leur éducation scolaire; il faut évidemment que la femme fasse en plus à manger pour la famille et pour le mari qui, lui, entre du travail, crevé, met les pieds sur une chaise et lit son journal dans l’attente que son repas lui soit servi pour qu’il puisse, subséquemment, s’avachir devant la télé à regarde son émission de foot ou sa série préférée, souvent sans demander l’avis de son épouse qui se complaît à suivre bêtement tout ce que le mari décide.

 

S’il faut parler de ce qui se passe à Hollywood, dans les cercles sportifs, chorégraphiques, du spectacle, etc. et je soutiens qu’il faut dénoncer ces abus, parlons aussi des femmes, mères de famille en Syrie ou dans les territoires sous la coupe de l’EI, d’Al-Qaida ou d’autres barbares tout aussi misogynes et qui sont d’un courage que n’auront jamais beaucoup d’hommes, parlons de ces femmes au Soudan, au Yémen et dans tant d’autres pays en crise alimentaire aigüe, avec famille nombreuse, et qui luttent pour la survie de leurs petits. Parlons de ces femmes Peshmergas, fantastiques exemples d’un choix délibéré de femmes qui veulent et gagnent leur égalité l’arme à la main. Parlons et reparlons de Malalia Yusafzai qui a défié les barbus misogynes de son pays natal au risque de sa vie.

 

Parlons de ces femmes battues comme ma mère qui a sacrifié une bonne partie de sa vie pour assurer ma propre existence, pour que je puisse faire des études, car une séparation aurait été catastrophique pour mon avenir. Combien nombreuses sont les mères de famille lâchées par leur mari et devant faire seules face à une précarité imposée par la lâcheté d’un homme ?

 

Parlons aussi de ces revues pour femmes comme ‘Femmes d’Aujourd’hui’, ‘Flair’ qui dénoncent fidèlement le sexisme et les inégalités et les injustices et les voies de fait à l’égard des femmes mais qui véhiculent par leurs publicités, shoots publicitaires ou de lectrices, une image de femme aux visage, corps, seins, jambes, parfaits, l’image d’une future et belle mère de famille qui entrera dans le canevas qu’une société patriarcale lui aura dessiné et dans lequel elle entrera sans se poser une seule question existentielle quant à sa vraie liberté et aux choix qu’elle aurait pu poser si elle n’avait pas été assaillie par des siècles et millénaires de conditionnement visant à faire d’elle une esclave familiale, une victime d’un jeu de rôles qui au départ d’une simple différenciation d’hormones {testostérone versus œstrogène} a divisé la tribu humaine en deux camps certes pas antagonistes du tout, mais complémentaires. La femme au service de l’homme pour réaliser ses ambitions, ses projets de vie, en sacrifiant la sienne, car n’a-t-on pas dit que l’existence est pavée de mauvaise intentions mais que la récompense – pour les femmes! – sera au paradis.

 

Dans les années 70, en Allemagne, les féministes disaient « Kinder, Küche, Kirche » {enfants/cuisine/église}, c’étaient là les obstacles à leurs libre émancipation et épanouissement.

 

Plutôt que de bêtement critiquer des comportements masculins inacceptables, donc de décrire des symptômes d’une maladie, ne serait-il pas temps de s’attaquer à la maladie elle-même, à savoir que l’inégalité des femmes trouve sa source dans des dispositions hormonales et biologiques, accentuées par des millénaires de domination mâle, mais que, il y a un espoir mais que cet espoir pour les femmes consiste à remettre en question le rôle de mère et d’esclave que la société patriarcale leur a assigné.

 

 

17:03 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/02/2018

L'AN 1 APRÈS WEINSTEIN

L’AN 1 APRÈ WEINSTEIN

 

Avant le début de l’ère Weinstein, il est vrai, les femmes, les filles voire parfois les gamines, étaient violées, agressées sexuellement, harcelées, pincées, tâtées, obligées à s’étendre pour dégoter un contrat ou un emploi, victimes de voies de fait dans les métros bondés, à la sortie de fêtes, bals, pubs, etc.

 

Avant l’An Zéro de l’ère Weinstein, il y avait eu par-ci, par-là, des rumeurs tenaces, des accusations, des mises en examen, d’hommes pour viol. Mais rares. Il y a eu disons un cinéaste d’origine polonaise qui par la suite, après son incarcération et sa fuite, n’a plus osé mettre les pieds aux States de peur de finir sa vie à croupir en prison. Un futur candidat à la présidence française qu’on avait fichu dans la prison new-yorkaise de Rikers après une plainte d’une femme de chambre qu’il aurait voulu chambrer. Un réalisateur américain de films comiques pour bobos branchés de l’intelligentsia européenne  de qui on avait dit que et que et que…et on en reparle maintenant que les bouches se sont tout à coup décousues.

 

Depuis qu’on balance les porcs, les salauds, les crapules, les vicelards, les tordus, les rapaces sexuels, sur la place publique, qu’on publie leurs noms dans les réseaux sociaux, dans les journaux, et que cela fait parfois la une des journaux télévisés {pensons à Tariq ramadan, sans le nommer}, les langues se sont donc déliées mais y a-t-il encore des agressions sexuelles, des harcèlements, des attouchements non consentants?

 

NON! C’est fini! Tout danger est définitivement écarté!

 

Du moins, pas dans les sphères en vue des studios de cinéma, des milieux fréquentés par les stars et les artistes. Je suppose que maintenant toute star ou VIP mâle désireux d’avoir des relations sexuelles avec une femme consentante {ou un homme, pas de discrimination s’il vous plaît} lui fera au préalable signer un contrat en bonne et due forme par lequel la dite femme – ou le dit mâle - déclarera consentir à une relation sexuelle de type consentant et s’abstenir subséquemment de toutes poursuites par voies judiciaires après l’accomplissement des clauses de l’acte sous seing privé.

 

MAIS, dans les banlieues en France, dans les ghettos aux States, dans les townships en Afrique du Sud, au cours ou à l’issue de partouzes où ont circulé alcools et drogues durs, dans des rues ou parkings peu éclairés en dehors des heures de pointe, dans les boîtes et dancings où à force de se frotter pubis contre pubis, un mâle pourrait croire que tout lui est permis, à la sortie de bals ou fêtes populaires quand tous les mâles sont pétés et qu’ils ressentent de fortes remontées de testostérone, qu’en est-il?

 

Dans une remarquable interview donnée par Virginie Despentes {‘Baise-moi’, ‘Vernon Subutex’, etc.} au Spiegel allemand, à la question de savoir ce qu’elle pensait de cet appel qu’avaient lancé Catherine Deneuve et une centaine de cosignataires en France, elle a répondu de manière assez catégorique: «Avec leur essai, les Catherines arguent pour plus de sexe, cela n’a rien à voir avec le mouvement #MeToo. Avec #MeToo, il y va du pouvoir et de son abus. Pas du sexe.»  C’est clair mais on en parle peu. Au-delà du crime que constituent des attouchements, voies de fait, viols, harcèlement, non consentants, l’homme qui pratique ce genre de choses use d’un pouvoir physique, de celui du loup alpha, un loup ne connaissant ni inhibitions ni codes moraux, ni éthique ni raison humaines.

 

Ceux et celles qui soutiennent – pour des raisons de politiquement correct – qu’il n’y a aucune différence entre l’homme et la femme, feraient bien de revoir leurs manuels de biologie et particulièrement le chapitre qui a trait aux hormones, ainsi que de relire certains textes fondateurs de la psychologie individuelle et de masse.

 

Dans mon enfance – j’avais 9 ans –, j’ai connu une petite fille qui était une amie pour moi. Jacqueline, nous avions même décidés de nous marier. Quelques décennies plous tard, nous avons appris qu’elle se faisait régulièrement violer par son père, ainsi que sa sœur. Est-il là question de sexe? Non, c’est une question de pouvoir mâle. C’est le comportement abject d’un homme qui souvent n’est qu’un loser dans l’existence mais qui n’a qu’une seule possibilité de montrer qu’il est un homme, qu’il détient le pouvoir sur de plus faibles que lui, par la force, par la force de son sexe.

 

Mon père était violent et frappait ma mère de temps en temps. Quand la frappait-il? Quand elle lui tenait tête, quand elle n’obéissait pas à ce qu’il lui intimait de faire ou de ne pas faire. Il frappait, la seule façon pour lui d’asseoir son pouvoir d’être dominant.

 

Parce que la dominance mâle, ce désir de dominer les autres hommes, les femmes, de s’imposer comme le plus alpha des loups alpha dans cette meute que constitue le monde humain, je regrette, mais c’est quasi inscrit dans notre ADN. Depuis le temps quand les humanoïdes se trucidaient pour bouffer et couvraient les femmes qui leur tombaient sous les testicules ou passaient à leur portée, notre épopée humaine fut violente. Hormis la violence institutionnalisée des guerres et conflits armés, il y a la violence individuelle voire collective et la pire des violences qui peut avoir lieu est celle dont des femmes ou des enfants sont abusés sur le plan sexuel, voire tués par la suite, par des hommes qui sont plus forts sur le plan physique que leurs victimes. Ce n’est pas différente avec des tueurs et prédateurs en série du genre Dutroux ou, jadis, Ted Bundy, aux States.

 

Je pense sincèrement qu’on a beau faire un tas de publicité avec tous ces salopards publics, VIP, stars et vedettes mâles, qui ont fait ce que des milliards d’hommes avant eux ont fait depuis la nuit des temps, cela ne changera rien ni dans les banlieues, ni dans les ghettos, ni dans les townships, ni à l’issue de bals, soirées, sorties, fêtes de la bière ou de la saucisse. Il y aura toujours des hommes sans inhibitions, bourrés de testostérone, qui se frotteront contre des femmes dans les rames bondées de métro ou les plateformes des voitures de  trains. Il y aura toujours des hommes shootés ou pétés qui n’accepteront pas ‘non’ comme réponse à une invite sexuelle et qui, si les circonstances s’y prêtent, violeront voire, parfois, tueront subséquemment.

 

La vérité, Mesdames, Messieurs, Mesdemoiselles, c’est que les rapaces sexuels sont liés à la condition mâle et que seuls l’éducation, l’exemple de personnes respectables, des principes moraux, religieux, philosophiques, éthiques, célébrant l’égalité complète entre l’homme et la femme et le libre choix des femmes d’avoir ou non des rapports, et un hasard génétique ou acquis qui conduit à avoir un caractère rationnel et sain, font en sorte que l’immense majorité des hommes se comporte rationnellement et de manière respectueuse.

 

Toutefois, quand on gratte dans les statistiques, et qu’on voit les chiffres de violence familiale, de viols non déclarés dans nos pays civilisés et dans les pays où il y a encore de fortes discriminations raciales autant que sociales, on peut affirmer que le combat est loin d’être terminé et, à certains égards, n’est-il pas en train d’être perdu?

 

Oui, Catherine Deneuve, on peut encore draguer et se faire draguer. Mais quand une adolescente ou une femme a en face d’elle un mec au QI de 80 ou 90, pété ou shooté, plein de testostérone qui ne demande qu’une giclée bienvenue, et remonté par tous ces films où les femmes sont accessibles, désirables, belles, la scène risque de se transformer très rapidement en épisode darwiniste car tout cela se passe loin des spots des journaux télévisés, mais, au fond, près de chez nous…

17:33 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2018

QUI A LE PLUS GROS?

QUI A LE PLUS GROS?

 

Les hommes qui liront ceci se souviendront sans doute de ce jeu durant la puberté quand les garçons soit se le leur montraient soit essayaient d’en deviner la taille. Pour comparer évidemment. Pas les bulletins, mais ce qui se trouvait dans le caleçon ou dans le maillot, ou dénudé durant la douche.

 

Trump l’a tweeté récemment. Il en a un plus gros que celui de Kim Jung-Un. Pardon, Monsieur, de quoi parle-t-on au juste ? De boutons nucléaires en fait. Il faut un gros pouce pour pouvoir actionner un plus gros bouton nucléaire que celui de Kim. Or on a dit que Trump avait de petites mains. Ergo, aurait-il en réalité un bouton nucléaire plus gros que celui de Kim? Cela reste à prouver et à mon avis, il faudrait soumettre les 2 zigotos en question à un test pour mesurer leur matière grise, sans doute d’une petite taille diamétralement opposée à celle de leurs egos/boutons nucléaires.

 

En Belgique, on ne compare pas les zizis. Loin de là. Francken et Michel ne sont pas tombés aussi bas. Dans le différend philosophique qui oppose le Preux Chevalier des Éperons d’Or Theo et le Preux Chevalier Blanc trônant sur sa rossinante brabançonne, il n’est pas question de zizis du tout. En fait, les deux champions de tournois épiques ne jouent pas dans la même pièce {voire crémerie}. Theo est l’acteur qui de ses grosses bottes cloutées foule bruyamment le plancher de la salle du théâtre peuplé d’une mouvance nationaliste, raciste, antimusulmane, qui lave plus blanc que blanc, et qui à chaque repartie du Preux Theo vocifère des cris gutturaux {c’est l’ADN du nationalisme flamand au fond, cet amour pour les langues teutonnes} semblables à ceux que devaient pousser les Huns en arrivant devant les portes de Vienne, il y a très longtemps avant que Kurz et le FPŐ ne s’immiscent dans le scrutin pour barrer la route à ces hordes barbares. Ainsi, pendant que le Preux Theo des Éperons d’Or interprète son brillant rôle de Templier des temps modernes, le vaillant apothicaire brabançon est descendu vite fait bien fait de son canasson et a assumé la posture de carpette, ou de tapis. Les mains sur les oreilles, la bouche et les yeux clos, pour ne pas entendre le vacarme que pousse une foule en délire et pas seulement en Flandres car le gus Theo, il a ses supporters à Bruxelles {Molenbeek ?} et en Wallonie. Parce que si les francophones et Wallons ne comprennent pas toujours les nuances du brillant texte érudit qu’interprète Theo le Vaillant, quand ils voient qu’il flanque un magistral et fédéral coup de pied dans le cul d’un candidat réfugié pour le faire réembarquer à destination du Soudan ou d’ailleurs car il n’est pas regardant notre Theo, ils applaudissent les décérébrés, se disant qu’un macaque de moins dans le bled, cela fait augmenter le niveau de sécurité du pays.

 

Il n’y a pas que le zizi qui sert d’étalon pour les mâles. Il y a ce qu’on appelle en langage latino/médical les testis. Vous souvenez-vous de l’expression de Shakespeare: en avoir ou ne pas en avoir, ça c’est la question. Mais cette possession de testis – et remarquons qu’on ne dit pas un mot sur ceux, éventuels, de Trump et Kim -, n’était pas l’apanage exclusif des mâles, ce qu’on aurait pu croire en consultant un livre d’anatomie différenciée. Et, en matière de testis, pas d’orthographe inclusive spécifique, c’est l’apanage des seuls mâles, Mesdames. On disait de Golda Meyer qu’elle en avait et qu’au début de la Guerre du Kippour {octobre 1973}, elle était la seule du gouvernement israélien a en avoir eu. On disait la même chose de Margaret Thatcher. Qui, sans bouton nucléaire décida toute seule et contre l’avis de tous d’envoyer une flotte armée libérer les Falklands. Theresa May, par contre, on est sûr d’une chose, elle n’en a pas et si elle en a, elle les a bien cachés.

 

Oui, mais ça ce sont des choses privées, cachées et comme dirait La Palice qu’on ne voit pas. Ce qu’on voit par contre chez les politicien.enne.s, ce sont les visages. Et, ma foi d’admirateur de l’art et de l’esthétique où le beau ne le cède qu’au sublime, le sublime à l’incomparable et l’incomparable au transcendant, je dois dire qu’en ce troisième millénaire de l’Ère chrétienne {la Chrétienté fait aussi partie de notre histoire!}, nous ne sommes pas gâtés question faciès pour les politiciens qu’on nous présente en permanence à l’écran comme si nous étions en manque perpétuel de laideur. On a à présent en permanence à l’écran que des têtes de pipe, des tronches, des gueules, des trognes, des billes et balles, binettes et bobines, mufles et museaux, qui, le cas échéant, auraient pu dégoter l’un des premiers rôles dans des films d’horreur. Et encore, car s’ils ont de ces têtes, ils n’ont pas nécessairement de nous faire rire, sauf à leurs dépens.

 

Vous avez déjà fait un arrêt photo ou de la zapette sur celle de Trump? Regardé la moue invariable de sa bouche comme s’il avait reniflé une sale odeur dans le coin, ou fait dans son froc? Ses petits gestes de la main avec souvent un doigt redressé {c’est le bouton nucléaire, plus gros que celui de Kim !}. Il a une tête de cancre, de dernier de la classe, d’un mec qu’on ne voudrait pas à côté de soi quand on prendrait une douche de peur qu’il vienne zieuter dans le coin histoire de comparer les grosseurs des boutons. Theresa May? Incontestablement Prix Beauté 1970. Et qui affiche sa laideur avec toute la dignité de Miss Monde, hauts talons et robes ou jupes au-dessus des genoux compris. Rarement vu une telle laideur dans un visage. Oui, chez Charles Michel quand il se relève de la moquette, qu’il tire les mains des yeux, oreilles et bouches. Et Michel, il est laid de face, de côté et de l’arrière avec une tête en forme d’œuf auquel il manquerait le cholestérol. Theo – et n’y voyez aucune analogie ou critique déplacée, loin de moi cette idée de le salir – mais je l’imagine toujours en uniforme des Totenkopf {SS gardiens de camps}. Il a la tête de l’emploi et je trouve dommage que Spielberg  n’ait pas pensé à lui pour le film «La Liste de Schindler», peut-être était-il encore trop jeune et portait-il encore des culottes bavaroises et yodelait-il à l’époque? Bon, Rajoy, il a peut-être un gros ou de grosses, mais sa tête on ne la reproduirait pas en peinture pour l’exhiber dans l’un quelconque des musées de la capitale espagnole, sauf peut-être son crâne post-mortem dans celui des Sciences Naturelles pour montrer la dégénérescence de l’être humain depuis Homo Sapiens. Quant à Poutine, on a l’impression qu’il se momifie tant sa peau se tend à rompre, comme elle le faisait chez Berlusconi. Quant à Johnny Hallyday, vu la tête qu’il se payait ces derniers temps, on ne peut qu’applaudir de nous en priver à l’avenir, un bémol de moins à nos idéaux de beauté dans le monde.

 

Sapiens signifie d’ailleurs sagesse, science. On constate immédiatement qu’on est loin du compte avec les zigotos de politiciens actuels qui polluent nos ondes télévisées. Les tweets {Trump, Francken}, les effets de manches {Michel}, les moues {Trump, May}, les grimaces {Trump, May, Francken, Michel, Rajoy, etc.}, Facebook {Michel} remplacent ce qu’on serait en droit d’attendre d’orateurs dignes de ce nom, de gens qui auraient des discours dont la teneur nous étonnerait à défaut de nous plaire.

 

Vous me direz qu’il reste quelques beaux gosses parmi les dirigeants actuels, Macron, Kurz et…je ne vois rien d’autre. En génétique, on appelle cela un caractère physique régressif, c’est-à-dire une qualité physique qui avec les générations va en s’atténuant jusqu’à sa disparition définitive. La beauté, que chantaient Athènes et Rome, la beauté que chantaient les poètes et les romantiques, la beauté éternelle, se transforme en politique et dans d’autres domaines en hideur éternelle

 

Ah Obama, Michelle, on pense encore à vous avec nostalgie!

16:24 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/12/2017

LE CLOWN

LE CLOWN

Chose amusante la semaine dernière. Notre distingué 1er Ministre cause à la Chambre et enguirlande copieusement son Secrétaire d’État au Refus à l’Immigration, le distingué Theo Francken {surnommé Frankenstein dans les milieux de migrants}, quand ledit Francken(stein) tire une tronche pas possible, se lève et quitte la séance, comme un enfant en pleine crise de bouderie pré-pubertaire. Sale gosse au fond puisqu’on venait d’affirmer haut et fort qu’il avait menti au monde et à son 1er Ministre. Bon tout homme, même un 1er Ministre inféodé à la N-VA qui aurait des c… là où elles doivent être, aurait sur-le-champ exigé la démission d’un sous-fifre qui lui manque de respect à ce point. Mais notre homme Charles Michel est fait d’un tout autre alliage humain. Il encaisse sans broncher; plus, il tend l’autre joue, IL EN REDEMANDE LE GUS ! Deux jours plus tard, en commission réunie en urgence pour entendre le Secrétaire d’État au Refus à l’Immigration, le distingué Theo Francken, rebelote, on le surprend à nouveau en plein délit de mensonge à l’égard de son 1er Ministre. Il tire une tronche pas possible, le ci-devant Francken(stein). S’il ne boude visiblement pas, s’il n’a pas le nez qui s’allonge, le fait qu’il garde désespérément les yeux lorgnant son pupitre de mauvais élève et les aveux spontanés et pétris de vrai remords de crocodile que lui ont écrits les pontes de la N-VA, démontrent à suffisance qu’il a le mensonge chevillé à ce qui doit lui servir d’âme mais qui ne doit pas valoir tripette.

Durant ce temps-là, le Vaillant et Preux Chevalier, le Sieur Charles Michel, scion d’une dynastie qui remonte au refus d’encore fréquenter l’Autriche, ses sports d’hiver et son yodel – back in 2000, quand le FPÖ à l’odeur de soufre de Jörg Haider était au pouvoir –, se frotte la peau d’éléphant de sa trompe magique de renvoi aux oubliettes alzheimériennes de tout ce qui nuit à son siège de 1er Ministre de Belgique, une faculté dont il a été doté dès le moment où il a conclu un pacte avec le Diable {Vade Satanas!} d’Anvers, à savoir Bartje de Wevertje, le beau lutin échappé du zoo. Car, à l’époque, souvenons-nous, assuré d’avoir 7 (SEPT!) postes de Ministres et Secrétaires au gouvernement fédéral PLUS celui de 1er Ministre {tu as vu Papa, j’ai fait mieux que toi, youpi, je suis le plus FORT!}, notre Vaillant et Preux Chevalier avait accepté de former une coalition avec un parti peu recommandable, séparatiste d’une part certes, mais surtout auréolé de fragrances collaboratrices de fort mauvais aloi chez les grands-parents voire parents {cf. Geert Bourgeois} des principaux membres en vue de ce mouvement ayant phagocyté une bonne partie de la mouvance nationaliste la plus rabique, la plus véhémente, la plus dangereuse, de l’ancienne Volksunie et de l’actuel Vlaams Belang. Parce que, ce que notre Vaillant et Preux Chevalier brabançon, maire d’un petit bled provincial et bourgeois, eût dû savoir qu’il y avait tapi à la N-VA au fond de leurs âmes machiavéliques une haine raciste contre les étrangers à commencer par les francophones et les Wallons du pays, de tout ce qui était sosse {socialiste} et par extension presque logique, à tout ce qui n’avait pas un caractère flamand, catholique, bienpensant, bourgeois et porteur du slogan AVV-VVK {Alles voor Vlaanderen/Vlaanderen voor Kristus}, à commencer par ces descendants de sarrasins de jadis sur le point d’envahir notre Europe, un retour des choses après le stop à Poitiers en 732 de notre ère.

Si la N-VA se targue souvent de ne pas être raciste, c’est là ce qu’on pourrait interpréter comme des fake news; il suffit de comparer la réalité du comportement et des déclarations, des actes, publics, des élus N-VA et des figures de proue de ce bateau qui vogue sur une vague de popularité auprès des couches les plus réactionnaires, antimusulmanes, antidémocratiques de Flandre, à ce principe sacré de non-racisme. Récemment, le journal flamand De Standaard a cité un membre en vue d’une association de défense des intérêts moraux et politiques des pauvres, qui a dit de la Ministre Homans qu’elle «ne luttait pas contre la pauvreté mais contre les pauvres.» N-VA de signature tout comme Demir, une Kurde d’origine inféodée à la N-VA au point d’en épouser les thèses racistes, qui passe plus de temps à critiquer le Centre pour l’Égalité des Chances qu’à donner des chances à ceux qui en ont besoin. On connaît le crédo de Francken(stein), foutre le plus d’étrangers musulmans possibles hors du pays et cadenasser nos frontières afin d’empêcher toute cette racaille musulmane d’y entrer. L’Europe avec lui, ce n’est plus Schengen ni la Déclaration universelle des droits de l’homme mais un fort Chabrol.

Virer Francken est impensable pour la N-VA car il est populaire. Sa démagogie, ses mesures énergiques qui font fi des acquis de l’humanisme et des traditions européennes d’accueil des étrangers, passent bien, même en Wallonie où certains crétins l’admirent. Sa position bien en vue, son look d’une élégance qu’il prend assurément pour du raffinement mais qui n’est que look de quelqu’un qui ne connaît même pas la définition de l’élégance et ne saurait reconnaître une personne élégante ou l’élégance de propos, lui apportent des suffrages, des enthousiasmes. Car, il en a, il dit ce qu’il pense, lui.

Pas comme le clown Charles Michel qui se tait car il sait que sa place dans l’histoire de la Belgique ne tient qu’à un fil qui pend par la fenêtre du burgemeester d’Anvers. S’il faisait, Charles Michel, ce qu’on attendrait de tout homme pour qui les concepts d’honneur et de dignité humaine, d’humanisme, ne seraient pas des vains mots, chasser Francken du gouvernement, la honte entre les jambes, ce serait lui qui recevrait son C4 et provoquerait une crise gouvernementale qui, compte tenu de la vacuité actuelle du PS en Wallonie, pourrait précipiter le pays dans le séparatisme. Mais, si Charles Michel se bouche la bouche, les yeux et les oreilles, ce n’est pas pour sauver le pays du chaos, c’est pour protéger son siège au 16 rue de la Loi, le but ultime de sa destinée de clown.

J’ai admiré Obama pour son élégance physique, son élégance vestimentaire et son talent d’orateur. Quand je vois le petit clown béat qu’est Charles Michel et ses comportements pubères, il provoque chez moi le dégoût d’une personne de goût pour ce qui est abject, le rejet face à un tel infantilisme politique, la répulsion absolue pour ce fils d’un véritable humaniste.

Un homme élégant de pensées, un homme de goût, un homme démocrate, un homme humaniste, ne peut côtoyer un Francken.

Point à la ligne.

17:05 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/12/2017

UNE ENFANCE SOLITAIRE

UNE ENFANCE SOLITAIRE

 

En raison de circonstances familiales un rien néfastes {mon père battait par moments ma mère}, j’ai eu une enfance solitaire avec très peu d’amis ou de copains, pas de sorties, d’excursions ou de voyages en groupes, hormis les visites familiales chez des oncles et tantes. Je n’ai jamais été scout, je n’ai jamais été membre d’un mouvement de jeunesse. Je restais à la maison car j’ai habité 9 ans à Molenbeek puis 2 ans à Jette avant de partir vivre à la campagne en 1956.

 

Solitaire donc, je regardais ma mère coudre et, principalement, je m’étais mis à lire très jeune et à écouter de la musique tout aussi jeune. Parce que, outre une introspection naturelle et des mécanismes de défense face à la brutalité de mon père, mon esprit, lui, restait curieux de tout. L’avantage d’être «élevé» dans une famille atypique c’est que l’éducation est également atypique. Il n’y avait à mon sujet aucun contrôle parental, aucunes directives, j’étais laissé à mon sort à la maison et à l’école. Les seules injonctions familiales dont je me souviens durant ma jeunesse c’était ‘mange ta viande, mange toute la viande’. J’étudiais bien et cela était naturel chez moi, personne ne s’occupait de mes résultats à l’école ni de savoir ce que j’y faisais.  Et, tout aussi naturellement, mon esprit d’une curiosité insatiable se fixa très tôt sur deux caractéristiques qui sont demeurées miennes toute ma vie: je suis un lecteur vorace et enragé et je suis un auditeur qui ne peut vivre sans une seule seconde de musique.

 

Je lisais le journal à 6 ans déjà. Et, vers mes 10 ans, lors d’une vente d’objets divers dans une rue non loin d’où j’habitais {à Jette}, mes parents achetèrent une caisse de livres. Aucun de mes parents ne lisait. Si mon père savait lire et écrire, ma mère savait lire mais, étant flamande d’origine obligée de s’exprimer en français uniquement, elle savait à peine écrire, elle était ce qu’on qualifierait aujourd’hui d’analphabète fonctionnelle. Donc, me voici avec une grosse caisse de bouquins à 10 ans et sans contrôle parental. Ce qui fit que je lus d’emblée tout ce qui s’y trouvait, y compris des textes pour adultes. Il n’y avait chez nous aucune censure, aucune supervision du pioupiou. C’est ainsi qu’avant mes 10 ans j’avais lu un article dans La Dernière Heure relatant le calvaire d’une femme dont le mari l’avait frappée avec un fer à repasser chaud, ou, dans un des livres de mes 10 ans, des scènes d’amour que je n’avais pas comprises mais que je lus, me demandant ce que c’était. Comme Cavanna dans sa prime enfance, je lisais tout ce qui me tombait sous les yeux et je continue à le faire. C’est ainsi que maintenant quand je regarde des films français, je mets les sous-titres en néerlandais  voire pour malentendants {d’ailleurs la sono des films français est souvent exécrable et tous les acteurs français n’ont pas la diction de Lucchini}, et plutôt qu’écouter ce que disent les protagonistes du film, je lis les sous-titres. Jadis, durant mon adolescence, comme j’adorais les films étrangers, j’avais pris l’habitude que j’ai conservée par ailleurs, d’écouter les dialogues en anglais par exemple et de lire les sous-titres en français et néerlandais.

 

Question musique, comme j’ai eu très jeune une attirance pour l’anglais {mes parents, cachés, avaient vu les Américains libérer le village d’Hastière-Lavaux en Namurois en septembre 1945}, j’avais commencé à écouter Radio 1 de la BBC. Ce qui eut une influence déterminante sur mon devenir car très tôt je me mis à écouter ce qu’on appelle des standards de jazz mais dans leur forme originelle d’extraits de musicals américains. C’est ainsi que, insensiblement, je me constituai un fonds musical riche, aux antipodes de ce qu’écoutaient les jeunes autour de moi. Évidemment, mon père râlait et gueulait d’entendre cette musique anglaise lui qui aurait volontiers écouté Radio Monte-Carlo ou l’INR. Mais, comme j’étais têtu, dès qu’il tournait le dos, je remettais Radio 1 de la BBC.

 

Parenthèse: j’écoute en ce moment I’Ve Got You Under My Skin de Cole Porter interprété par Oscar Peterson, un morceau que je connus très jeune et que j’appréciai plus tard quand j’appris l’anglais et que je reconnus les paroles.

 

On croit que la solitude c’est l’enfer. La solitude c’est la vraie richesse qui mène à une maturité anticipée mais là j’étais ferré en termes de maturité puisque j’avais 5 ans quand je dus m’interposer pour ma première fois entre mon père qui brandissait une chaise pour la fracasser sur la tête de ma mère. Je n’ai pas eu d’enfance véritable, ni de rêves d’enfants ni de désirs d’enfants, ni beaucoup de jouets et je n’étais pas du tout BD comme tant d’adolescents attardés de maintenant qui ne jurent que par cela. Mais cela m’a endurci et m’a permis d’avoir une résilience naturelle bien aux antipodes de ce qu’on peut lire dans les livres parus à ce sujet et qui expliquent comment être ou devenir résilient.

 

Si de 11 à 15 ans, je quittai Bruxelles et me retrouvai à la campagne avec un grand jardin, cela ne changea rien à ma solitude grâce au vélo et aux espaces verts autour de la maison familiale. J’y eus des amis, même des amourettes, mais je demeurai foncièrement un solitaire. C’est là que, par désespoir familiale, je me mis à picoler, souvent en solitaire et jusqu’à plus-soif quitte à tomber dans les pommes {je suis l’inventeur dès 1958 du binge drinking}. Et, plus tard, de retour à Bruxelles à l’âge de 15 ans, c’est en solitaire que je découvris des auteurs sérieux car je m’étais mis à lire en anglais dans le texte dès mes 15 ans. À 17 ans et toujours en solitaire et sans être conseillé par aucun prof, je découvris le jazzman Coltrane mais aussi Sidney Bechet et Ray Charles. C’est d’alors {1962} que date mon intérêt pour Drieu La Rochelle, Norman Mailer, John Dos Passos et tant d’autres en littérature. C’est à 17 ans que je vis un documentaire et un film qui eurent une influence pérenne sur mon destin personnel et mes choix futurs pour ce qui concerne certains intérêts que j’estime essentiels, je veux parler du ‘Temps du Ghetto’ de Frédéric Rossif qui m’initia à la réalité de l’Holocauste en Pologne et Hara-Kiri de Kobayashi, cette plongée dans l’univers médiéval japonais, qui suscita mon intérêt pour le Japon en tant qu’objet culturel. Néanmoins, au cinéma, je découvris aussi l’univers de solitude exacerbée d’Ingmar Bergman, ainsi que  cette folie contrôlée de Buňuel. J’ai aussi alors développé quelques solides amitiés {dont une de près de 40 ans} tant avec des garçons que des filles, mais à aucune d’entre elles ai-je jamais dit quoi que ce soit à propos de la violence de mon père  à la maison et de mes conditions familiales réelles.

 

C’est en solitaire que je décidai d’écrire et, à 19 ans, de jouer de la musique car, évidemment, en solitaire, je n’ai jamais appris à jouer de la musique, je suis immédiatement passé au stade de faire de la musique.

 

En ces temps actuels de contrôle parental exacerbé quand beaucoup de parents surveillent en permanence les activités et résultats scolaires de leurs enfants {certains font leurs devoirs à leur place, prennent congé pour les grosses interros ou examens, etc.}, en ces temps d’activités contraignantes de hobbies ou divertissements obligatoires pour les enfants {natation, tennis, équitation, cours de danse, cours de violon, scoutisme, chœurs, etc.}, je veux chanter et célébrer les vertus du solitaire. Non pas de cet ermite qui vit dans sa caverne, aveugle, sourd et insensible à tout ce qui se passe dans le monde, mais de celui, qui de sa superbe solitude, a la force de décider par lui-même sans se laisser guider quiconque, qui a la résilience nécessaire pour survivre dans un monde de plus en plus englué dans le totalitarisme du bien-être, bien-faire, bien-penser, bienséant, politiquement, culturellement et socialement correct, de celui qui, solitaire, pense par et pour lui-même, de celui qui pratique l’indépendance d’esprit comme une religion et qui a mis la liberté de pensée sur l’autel de son existence, inamovible et pérenne. Deux exemples: (1) je rédige des critiques musicales et ne lis jamais le moindre texte d’une autre critique sur le même sujet avant de rédiger la mienne, (2) musicien amateur, je fais et joue ma propre musique, que cela plaise ou non aux autres et je ne me laisse guider par personne ni dans mes choix ni dans mes options musicales. Quand je passe mon CD de flûte solo et que les gens me disent après écoute que ce n’est pas le genre de musique qu’ils écoutent habituellement, je me dis tant mieux, sinon la mienne serait comme celle des autres, c’est-à-dire sans originalité puisque copiée.

 

Ça c’est le fruit d’une solitude réussie qui ne m’a pas aigri mais m’a rendu ouvert au monde, cosmopolite, curieux, et indépendant dans mes choix, options et opinions.

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31/10/2017

À PROPOS D'HOMOSEXUALITÉ

À PROPOS D’HOMOSEXUALITÉ

 

Je viens de voir, en retard, le film La Vie d’Adèle dont le thème principal est l’amour fulgurant mais bref entre deux jeunes femmes, le rôle principal étant interprété par la très belle et très talentueuse Adèle Exarchopoulos {du réalisateur Abdellatif Kechiche, avec également Léa Seydoux dans le 2ème rôle principal}. Un des passages du film est une scène d’amour homosexuelle de 10 minutes environ et le réalisateur n’a pas occulté les poses différenciées – les deux actrices étant entièrement nues – et les variantes que l’amour entre femmes peuvent prendre.

 

L’occasion peut-être de parler de l’homosexualité.

 

On sait que l’homosexualité mâle surtout {celle femelle ayant été moins voyante} a très longtemps fait l’objet de poursuites dans certains pays: au Royaume-Uni et aux States, la sodomie était interdite, et je crois me souvenir qu’elle l’est encore actuellement dans certains états américains du Bible Belt. L’exemple le plus connu étant celui d’Oscar Wilde incarcéré pour de tels faits.

 

Comme je croyais me souvenir que Freud avait jadis qualifié les homosexuels d’invertis {Petit Robert: (vieilli) personne qui éprouve une attirance sexuelle pour les êtres de son sexe}, j’ai jeté un œil sur ce qu’en disait Pierre Daco dans ‘Les Prodigieuses Victoires de la Psychologie Moderne’ paru en 1960. C’est aberrant! «2. L’homosexualité psychologique. – C’est la plus répandue. Elle montre souvent un arrêt du développement psychologique et sexuel (…) l’homosexualité est une forme d’impuissance.» Cela c’est pour les hommes. Pour les femmes, sa description n’est pas mieux: «On a affaire à des femmes-hommes, dures, viriles, massives, parfois moustachues, qui agissent comme des hommes et pensent comme eux.» Mais, dans la population hétérosexuelle, ces préjugés ont-ils été modifiés depuis polus d’un demi-siècle?

 

Je ne me suis pas particulièrement intéressé à l’homosexualité avant le début des années 80 quoiqu’il y ait eu parmi mes auteurs préférés certains de cette orientation {Marcel Proust, James Baldwin, Truman Capote et le bi Yukio Mishima}, mais je dois dire que j’admirais ces auteurs pour leurs œuvres et non leur orientation sexuelle qui, à la limite, m’était égale. Et, dans ma jeunesse, à l’armée et dans la première partie de ma carrière, je n’ai ni connu ni côtoyé des homosexuels. La première fois que j’ai vu des homosexuels à grande échelle ce le fut lors de deux séjours à New York en mai puis en septembre 1980. C’était l’époque du film ‘Cruising’, un policier se déroulant dans le milieu des homos. À cette époque à Greenwich Village, aux environs de Christopher Street, on pouvait admirer les homosexuels mâles par paquets, portant vestes de cuir ou tee-shirts et pantalons serrant, souvent moustachus et musclés comme je ne l’étais ou ne le serais jamais. Loin de l’image de la petite tapette qu’on connaissait par des films ou des parodies d’amuseurs publics. Je me souviens aussi avoir vu à cette époque deux ou trois films à la télévision allemande ou hollandaise montrant des homosexuels mâles {on commençait à parler de gays} en pleine action et sans cacher les pénis en érection comme cela se faisait souvent {et cela continue d’ailleurs, et je parle de films non-pornos}. Ce fut aussi l’époque où je lus ‘Faggot’ {signifiant pédé, parfois abrégé en fag et restant un terme injurieux} de Larry Kramer et certains romans de John Rechy, figure de proue pour la reconnaissance des gays aux States. Parallèlement à cette explosion de liberté aux States mais qui fut moins prompte en Europe, coururent les premières rumeurs d’une maladie mortelle qui touchait surtout la mouvance gay et dans laquelle certains puritains irrespectueux des autres y virent la juste punition d’un Dieu pour le péché de déviance sexuelle.

 

J’eus ainsi l’occasion de voir nombre de documentaires dépeignant les dernières semaines de victimes du Sida, atteintes souvent du syndrome de Kaposi, illustré par le film Philadelphia avec Tom Hanks dans le rôle-clé. Je me souviens de quelques-uns de ces documentaires et notamment l’un d’origine australienne assez difficile à supporter car il décrivait tout le déroulement de la maladie à partir du moment où elle avait été diagnostiquée et jusqu’à la mort, après d’intenses souffrances et sans possibilité d’euthanasie.

 

Cette époque remuante voire exaltante des années 80 se profilait pour les gays mâles selon deux directions distinctes, d’après ce que j’en avais appris via la littérature, les films, les articles, les études. D’une part il y eut le phénomène du coming out non-généralisé {George Michael le fit en 1996 après avoir été arrêté dans des toilettes publiques pour racolage, Stéphane Bern ne le fit que très récemment} et, face au Sida des homosexuels mâles décidèrent de s’établir en couples par précaution sanitaire, car l’autre face assez sombre des gays aux States – étayée par nombre d’études – indiquait que la frénésie de recherche et de fréquence de contacts {souvent des fellations ou masturbations} pouvait atteindre 5 à 10 par sortie, parfois entre 300 et 500 par année, surtout chez les tout jeunes adolescents. Et, de plus, malgré le Sida, les accouplements non protégés continuaient à exister, un danger de propagation du virus qui existait également en cas de fellation, puisque d’autres enquêtes montraient également que les hommes étaient plus susceptibles d’attraper ce virus même après un seul contact, ce qui n’était pas toujours le cas de la femme.

 

Dans les années 80 et 90, je suis souvent allé danser dans de petites boîtes bruxelloises aux environs de la Porte de Namur, et les meilleurs danseurs pour les hommes, les plus souples du bassin, étaient les Noirs et les gays. Je me souviens avec quelle ferveur et talent ils dansaient I will survive {souvent je me joignais à eux sur la piste, parfois le seul hétéro dans la bande} qui, à certains égards était presque devenu l’hymne fondateur du mouvement gay.  Et, quand je réentends ce tube, je vois encore ces scènes et l’intense sentiment de libération et de joie de ces hommes.

 

Les autres avancées majeures du point de vue des droits civiques et de l’égalité de traitement des personnes quel que fût leur orientation sexuelle fut évidemment le mariage gay {appelé pudiquement mariage pour tous en France} et la possibilité pour les couples gays d’adopter et d’élever des enfants.

 

Si légalement tout est en ordre actuellement, n’en demeure que la société n’a guère évolué. Tom Lanoye, lui-même homosexuel, marié et fort bon écrivain {un de plus dans cette mouvance que j’admire} parle souvent par autodérision en parlant d’homosexuels hommes de janet ou janetteke. Il faut avoir vu au moins une fois le jour des janets le mardi gras après-midi à Alost pour savoir ce que sont les homosexuels extravagants, se maquillant, se travestissant le corps et arborant toutes ces caractéristiques qui font de ces figures des objets de satire, de rire et de ridicule dans certains films de mauvais goût et dénués de qualités cinématographiques autres que faire rire par le plus bas commun dénominateur. Mais Tom Lanoye est une vedette et, à ce titre, il dispose de la protection que lui assure sa notoriété, et son sens de la repartie ainsi que de l’humour et de l’autodérision.

 

Qu’en est-il quand deux hommes ou deux femmes unissent leur amour par les liens du mariage puis, quand vient le moment de communiquer un cv à un employeur ou de répondre à des questions d’une personne du service des RH, on doive dire pour un homme ‘mon époux est monsieur x’, et pour une femme ‘mon épouse est madame y?. Qu’en est-il quand un enfant élevé par deux papas ou deux mamans devra parler devant ses condisciples de sa famille ou écrire un texte décrivant une soirée ou un weekend typique chez soi? Ces personnes qui ont osé le coming out officiel bénéficieront-elles d’une acceptation entière de leur orientation sexuelle? N’y aura-t-il aucune discrimination à leur égard à l’embauche ou pour une location d’appartement ou de maison? Pour être invité chez des couples hétéros avec enfants? Pour faire participer les enfants à des activités extrascolaires? Les enfants de couples gays seront-ils à l’abri de harcèlement et de ce genre d’imbécillité de traitement qu’on connaît de longue date et qui, malheureusement, existe encore. Il y a une scène dans le film ‘La Vie d’Adèle’ où cette dernière est harcelée par des copines de classe l’accusant déjà de lécher des chattes, après l’avoir vue sr promenant en compagnie d’Emma (Léa Seydoux}. Typique mais illustrative d’une mentalité pas morte ;

 

Une chose que je retiens aussi de mes lectures de livres de psychologie lors de mon adolescence: les hommes les plus ouvertement opposés à l’homosexualité sont ceux qui ont le plus de latence d’homosexualité en eux. Et cette latence d’homosexualité et d’opposition de principe aux homosexuels, on la retrouve communément dans ces confréries mâles que sont l’armée, la police, les clubs sportifs {foot, cyclisme, etc.}, les fanas d’armes. S’ils savaient! Mais au fond, tous ces hommes qui n’ont d’autre passion que de parler avec d’autres hommes de leurs bêtises {au café, au club, dans un stade de foot, en jouant au billard, etc.}, savent-ils au fond que s’ils préfèrent souvent la présence d’hommes pour causer, qu’il y a tapi au fond d’eux un petit peu de ce qui animait Proust, Wilde, Capote?

 

Peut-être pourrait-on enseigner aux jeunes générations que l’homosexualité n’est pas une différence ni un choix mais une orientation, fût-elle innée ou acquise peut importe, et qu’elle est aussi normale que l’hétérosexualité. Peut-être aussi enseigner aux jeunes qu’il y a en tout homme une part féminine et en toute femme une part masculine. Gommer les différences de genres est idiot, mais nier qu’il y ait des passerelles entre genres l’est tout autant. Je suis conscient de ce qu’il y a de féminin en moi et mon épouse de ce qu’il y a de masculin en elle. Ce sont là des acquis et non des tares.

 

Et, par ailleurs, le regard que l’on jette sur l’homosexualité n’est-il pas après tout une question de culture? Ainsi, au Japon, l’homosexualité ne dérange personne, alors que dans d’autres pays en Asie ou en Arabie saoudite, les homosexuels doivent se cacher sous peine de se voir tués voire lapidés.

17:26 Écrit par ro-bin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/10/2017

UN SILENCE COMPLICE

UN SILENCE COMPLICE

 

 

La Belgique n’est, au fond, pas un pays de grands sentiments. Mais, il y eut certaines exceptions en dehors de l’engouement quelquefois pour des exploits des Diables Rouges. Ainsi, après la découverte des corps de Julie, Mélissa, An et Eefje, et l’éclatement de l’affaire Dutroux, on put assister à une Marche Blanche de près de 100.000 personnes qui se réunirent et marchèrent pour crier leur indignation, mais, simultanément, ces personnes étaient porteuses d’un message de paix et de foi en l’avenir pétri d’humanité.

 

En Allemagne, en 1933, dès l’avènement d’Hitler fin janvier, certains intellectuels quittèrent le pays, car ils ne voulaient pas que leur qualité d’«allemand» eût pu être associée à cette marée brune qui venait d’envahir le Reichstag de même que les services de police et de sécurité. Il y eut, dans le monde et à diverses époques, d’autres manifestations fortes, symboliques voire iconiques, du désaveu public d’intellectuels, d’artistes ou d’une frange représentative de populations après que des actes contraires à la décence, à la rationalité, à l’humanisme, eurent été commis.

 

Récemment, à Marseille, fut commise la dernière horreur en date en Europe occidentale par des fous de Dieu imbus d’une idéologie d’Islam radical où misogynie, haine des ‘mécréants’, croyance en une supériorité religieuse, conduisent à de la barbarie digne d’hommes de l’âge de la pierre ou des cavernes. Un imbécile – musulman de confession puisqu’il cria le signe de ralliement et d’allégeance à Daesh ‘Allahu Akhbar’ - s’attaqua au couteau de dos à deux jeunes femmes et les poignarda. L’exemple typique d’une dérive religieuse qui, au départ d’une idéologie de confrontation entre croyants musulmans et kafirs, permet à n’importe quel imbécile de s’attaquer à n’importe quel non-Musulman au nom d’un mouvement autoproclamé et qui, même s’il dit s’appuyer sur des textes religieux, n’a aucune légitimité autre que celle – totalitaire – dont se servirent par le passé des dictateurs comme Hitler, Mao, Staline ou l’actuel Kim.

 

Bon, dans l’ordre des choses de notre monde actuel, s’attaquer à des jeunes filles, les poignarder par derrière alors qu’on est soi-même un homme, dépasse l’entendement et classe cet acte dans ce qu’il y a automatiquement de plus odieux, répugnant, inhumain, barbare. Merah avait aussi été une espèce semblable de héros, tuant des militaires par derrière ou tuant de très jeunes enfants juifs dans une cour d’école. Et, il y eut en France des jeunes décervelés pour admirer de tels crimes odieux Néanmoins, y a-t-il en France ou en Belgique, parmi les personnes sensibles, rationnelles et dotées d’un QI supérieur à celui de crétin, d’obédience musulmane, une seule qui croirait un instant que de tels actes barbares, d’une lâcheté incommensurable, puissent conduire ceux qui les ont commis au Paradis et leur faire rencontrer les houris que chante le Coran?

 

Je me serais attendu, dans les heures ayant suivi cet odieux attentat à Marseille, ou dans les jours suivants, à ce que 20.000, 50.000, 100.000 Musulmans aillent dans les rues des villes, cités, banlieues, pour clamer tout haut et en public que ces actes barbares sont le fait de crétins, de petits criminels dévoyés, de barbares qui ne peuvent se revendiquer de la qualité d’êtres humains et, encore moins, de fidèles de l’Islam. Je me serais attendu à ce que les autorités religieuses répudient de l’Islam de tels barbares.

 

Je regrette de devoir le dire, mais, en l’absence de messages forts et sans équivoque de la part d’intellectuels musulmans en France ou en Belgique, en l’absence de lyrics aussi percutants fustigeant l’action de ces barbares et lâches venant de rappeurs français {qui n’ont jamais eu peur de fustiger la police, la société française, les inégalités, les délits de sale gueule, etc.}, en l’absence de manifestations de masse de Musulmans de France ou de Belgique dénonçant clairement l’usurpation que font ces criminels décérébrés de l’Islam, il faut admettre que le silence de ces Musulmans est à tout le moins complice. Même si la majorité d’entre ces femmes, hommes et adolescents musulmans n’approuve pas l’attaque au couteau ou les tirs d’arme de poing et par derrière sur des non-Musulmans, leur silence est équivoque et pourrait être qualifié de complice. De quoi, de qui ont-ils peur?  Les radicaux susceptibles de passer à l’acte, à les attaquer eux à cause de leurs opinions différentes, sont quelques centaines tout au plus. Et eux, ces silencieux coupables de laisser une frange imbécile et barbare parler en leur seul nom, des millions.

 

Rappelons-nous, une des mères d’un des soldats français tué par Merah a entrepris de faire le tour des collèges et lycées pour parler de son expérience mais, surtout, pour appeler tous ces jeunes - qui parfois pourraient s’enthousiasmer à tort pour ces glorieux actes commis au nom de Daesh -, à la raison, et leur faire comprendre qu’il y a une différence fondamentale entre les préceptes du Coran tels qu’il sont été écrits et les actes barbares que commettent des écervelés au nom de l’Islam.

 

Ce serait bien si des gens comme Sinik, Diam’s {qui porte le voile depuis son mariage}, Tariq Ramadan, des vedettes du paysage audiovisuel ou du cinéma, assumaient - dans une marche blanche de la dignité humaine semblable aux combats que menèrent Gandhi et Martin Luther King – la tête d’un mouvement tendant à restituer aux Musulmans de France mais aussi de Belgique également touchée par cette vague imbécile de terrorisme à faciès d’une radicalité armée barbare leur religion actuellement dévoyée en leur nom. S’ils clamaient, disaient, écrivaient, tout haut et sans équivoque que ces jeunes terroristes ayant commis ces actes au nom de l’Islam depuis janvier 2015 en France et en Belgique {tout comme au Royaume-Uni et en Allemagne par la suite ou aux États-Unis} sont des dévoyés, des écervelés, des barbares méritant à peine le nom d’être humains, des anthropoïdes dignes de l’âge de la pierre, et que leurs revendications religieuses sont imbéciles et irrationnelles car contraires aux principes mêmes de l’Islam qui acceptent d’autres religions {le judaïsme est proche de l’Islam dans ses fondements, cfr. par exemple le sacrifice d’Abraham}.

 

Dire «pas en notre nom» n’est pas suffisant. Il faut que les imams, les intellectuels, la population civile, les commentateurs ou acteurs du paysage audiovisuel ou de cinéma, les rappeurs, les chanteurs, les écrivains ou philosophes, décrivent ces petites frappes lâches et décérébrées pour ce qu’elles sont: des criminels de droit commun, des barbares dignes de l’âge de la pierre, d’odieuses créatures, qui se targuent et se revendiquent d’une idéologie religieuse dont ils ne connaissent en réalité aucune des bases, aucun des fondements, et qu’ils trahissent et dénaturent.

 

Hitler, Mao, Staline, entre autres, se sont approprié des idéologies qu’ils ont dénaturées et trahies. Ces fous de Dieu, ces Islamistes radicaux, ces décérébrés du Coran, s’approprient une religion qu’ils dénaturent et trahissent. Il faudrait que les Musulmans de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni, s’élèvent en masse contre de tels agissements. Et qu’on voie et entende qu’ils le fassent. MAINTENANT SANS PLUS TARDER!

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